Fremaux Christian Commentaires de l'actualité
Je suis désormais avocat honoraire du barreau de Paris après plus de 50 ans de barreau actif et de fonctions juridictionnelles comme conseiller Prud 'Homme jusque 2026. Après 39 ans de mandats j'ai cessé d'être conseiller municipal dans une commune rurale en province. Place aux jeunes! Je suis aussi auditeur de l'INHESJ et l'IHEDN. Je commente l'actualité sur les points de droit ou politique ou sur tout sujet qui m'intéresse sous forme d'articles de fond ou d' humeur.
lundi 25 mai 2026
Requiem pour la présomption d’innocence dans l’état de droit
Requiem pour la présomption d’innocence dans l’état de droit
Par Christian Fremaux avocat honoraire
Comme il ne
faut toucher aux lois et à la Constitution que d’une main tremblante, on doit
essayer d’être nuancé quand on parle de justice en général. Celle-ci n’est ni à
blâmer ni à louer. Elle n’est pas binaire et ne définit pas ce qu’est le bien
qui se distingue de la morale ou ce qu’est le mal. Elle applique les textes.
L’opinion publique par nature volatil et changeante ne doit pas être son guide.
La Justice est le reflet de la société et les hommes et les femmes qui la
composent doivent être supposés sincères et neutres. Sauf quelques brebis égarées
dans l’idéologie on le sait. C’est le prince de Talleyrand qui a dit : «
appuyez- vous sur les principes ils finissent par céder ».
L’état de
droit (avec un petit e) qui protège de l’arbitraire de la puissance publique ( l’Etat
avec un E majuscule n’a pas de droits personnels) et que chacun revendique avec
des intentions contraires ,n’est pas que la Justice. C’est aussi la séparation
des pouvoirs, des élections libres dont on respecte les résultats sans les
saboter dans la rue ou les nier, dans un
régime républicain de préférence. A chaque fois qu’une loi ne plait pas
certains disent qu’elle est liberticide bien que votée par les parlementaires
et remet en cause l’état de droit. Non, l’état de droit doit rester immuable
mais on a le devoir de changer les lois pour adapter notre arsenal juridique et
judiciaire aux nouveaux paradigmes et défis de toute nature et pour protéger la
nation contre des pertes de souveraineté. Il n’est pas interdit de croire
que la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme s’appuie sur
les principes éthérés et très anciens d’une période révolue et ne correspond
plus aux besoins de sécurité et de défense du pays. La France juge des actes
réels commis par des individus très dangereux qui mettent en péril l’union
nécessaire du peuple et nos valeurs. Elle ne peut être condamnée par une vision
philosophique extérieure.
On a
la légitimité de penser que notre corpus législatif actuel est plus favorable
aux délinquants qu’aux victimes. Et que la société a le droit de se défendre
avec des lois plus sévères et plus efficaces. On ne doit pas avoir à choisir
entre l’extension infinie des droits individuels et la protection collective active
de ceux et celles qui forment la communauté nationale .Les deux approches sont
compatibles si on n’oublie pas que le citoyen a aussi des obligations et des
comptes à rendre. Le débat sur l’autorité et le renforcement du
régalien ,le respect de la loi qu’elle plaise ou non, l’identité, l’égalité dans les territoires
qui n’appartiennent à aucun clan, une justice performante, sera à trancher par l’élection.
En attendant
évoquons la présomption d’innocence. Qui est d’actualité et qui a du plomb dans
l’aile. L’article 1111-1 du code de procédure pénale dispose : « toute
personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité
n’a pas été établie. Les atteintes à sa présomption d’innocence sont prévenues,
réparées et réprimées dans les conditions prévues par la loi » . Les
sanctions pour violation de la présomption d’innocence sont rarissimes et
souvent accompagnées d’autres préjudices à apprécier. L’article 6-2 de la Convention
européenne des droits de l’homme conforte le principe. Dans la pratique on
constate que cette présomption est devenue de culpabilité préjugée. Et dans
tous les domaines qui intéressent le public : notamment la politique,
l’argent public, les personnalités du showbiz qui font le buzz. Avec effet
retour. C’est comme les jeux du cirque à Rome. On attend que César en l’occurrence
les procureurs baissent le pouce sur la dénonciation de faits et que l’enquête
démarre. Ceux et celles qui se plaignent
se dénomment immédiatement victimes comme si leur simple parole suffisait. Ou si
le nombre d’affaires et des circonstances similaires traduisaient une culpabilité
qui va de soi.
Dès le
signalement pourquoi ne pas envoyer directement l’individu concerné devant le
tribunal correctionnel ou la cour d’assises : certains se passeraient
bien des épisodes longs de la justice, des contraintes légales « tatillonnes »
qui font perdre du temps, des confrontations, de la réalité des faits, des
preuves ou du faisceau d’indices concordants...Sans que l’on tienne compte de
la prescription de droit essentielle pour tout le monde. Si tout devient
imprescriptible attention dégâts. Le concerné doit immédiatement se retirer de
la scène, voire expier sa faute en s’excusant et acheter la corde qu’il se
mettra au cou. Il doit s’auto- punir , ne plus travailler, raser les
murs, et tout avouer même ce qu’il n’a pas fait. Se défendre est déjà le
signe de sa mauvaise foi et un élément accablant. Si son avocat qui doute de la
vérité révélée est considéré comme trop virulent sinon violent verbalement contre
des personnes supposées apeurées ,on ajoutera la sanction supplémentaire de
victimisation secondaire.
C’est grave
car ce qui arrive aux puissants peut survenir aussi au quidam qui n’est soutenu
par personne et n’a pas de fan -club. La procédure protège ainsi que la loi et
c’est la liberté de dire ce qu’on pense vrai sans contradiction qui opprime et
fait pression. Sans négliger la souffrance de celui qui se plaint même des
années plus tard.
Le tribunal médiatique juge en continu à partir
de vérifications orientées sans règles légales ou déontologiques avérées de ses
prétendus spécialistes qui se prennent pour des policiers ou des juges. Des «
révélations »ont lieu selon des sources confidentielles de la presse. Et
si l’on ne sait pas vraiment, la répétition
ad nauseam du nom et des faits théoriques peut faire croire à une responsabilité
certaine. En y ajoutant que l’individu est naturellement présumé innocent.
C’est du n’importe quoi. Mais le mal est fait. Je ne sais pas si le plaignant
est plus soulagé pour autant ? Mort au vaincu.
Si plus tard l’individu est acquitté, relaxé
ou a bénéficié d’un non -lieu, on dira que la décision judiciaire n’efface pas
les faits et que rien ne change. La justice est peu à côté du sentiment d’avoir
raison du plaignant. On ne se justifie jamais d’avoir eu tort. Ou d’avoir cru à
sa vision discutable de l’histoire. La présomption d’innocence est un leurre et
est devenue un tigre de papier : il recule au moindre frémissement
car il ne faut pas déplaire à l’opinion publique ou à des combattants
d’une cause. Un individu peut être sacrifié pour le confort intellectuel et
moral d’autres. C’est l’évolution de la société. Pourvu que cela ne dure pas comme
aurait dit peut-être la mère de Napoléon.
Bien sûr
quand l’individu est pris en flagrant délit ou crime, qu’il reconnait les
faits, qu’il avoue sa culpabilité ,ajouter qu’il est présumé innocent est
grotesque.
vendredi 22 mai 2026
Faire son cinéma
Faire son cinéma
par Christian Fremaux avocat honoraire
C’est la saison du festival de Cannes dont je ne mésestime pas la
portée internationale et la mise en avant de la France. La critique est donc en
smoking et robe longue y compris parait- il comme pour un maire de la droite
décomplexée d’une commune de la diversité qui a droit au luxe aussi ; pour une
haute fonctionnaire de tendance socialiste tenue au devoir de réserve et à
veiller sur les comptes publics en ces temps de disette; et pour une ministre
en exercice qui a un domaine de compétences hors de la culture mais qui défend dans
l’obscurité des salles de projection l’égalité homme/femme principe
constitutionnel . Le contribuable a t- il le droit d’être circonspect ?
La Croisette se décroche par le talent ou les relations sinon l’égo. Il
faut paraitre. Tant pis pour les grincheux ceux et celles qui ne voyagent pas
en jet privé, ne boivent pas du champagne et ne couchent pas dans les palaces.
Le petit four au bord de la mer a un goût particulier. Les gens du commun
continueront à économiser sur l’essence, sur leurs repas que l’inflation
grignote et rêveront avec l’Eurovision ou un été 36 (les congés payés pour la
première fois) sur TFI en guise de spectacle. Et seront admiratifs des stars ou
assimilées ce qui permet d’oublier un moment le contexte guerrier et social. Je
sais que cette remarque est un peu démago. ou beauf. mais j’assume comme le
disent tous les politiques qui ont échoué ou les intellectuels qui prétendent
détenir seuls la vérité. Et faire le bonheur du peuple malgré lui s’il le faut.
Mais il fallait que les polémiques donnent du sel à la semaine.
Une polémique est venue d’ artistes , de réalisateurs , de techniciens
du cinéma qui ont pris à partie M. Bolloré qui a le malheur d’être un
catholique milliardaire et pas de gauche donc suspect de faire le jeu de
l’extrême droite. Et de vouloir étouffer la création qui a besoin de
pluralisme. On traduit le pluralisme par ce que pensent les plaignants. Et
peut-être par ce que proposent les milliardaires ou les gens fortunés de gauche
? Car il y en a, je m’en réjouis. On ne parle pas philosophie ou grands principes
humanitaires. C’est d’argent dont il
s’agit qui est le nerf de la guerre au cinéma.
M. Bolloré qui n’a pas besoin
d’avocat pour s’expliquer est le principal actionnaire de Canal + qui verse
beaucoup d’argent dans le cinéma y compris pour des œuvres qui ne seraient pas
sa tasse de thé. Mais le « dangereux individu » qui veut imposer les croyances
conservatrices donc fascistes sans que les vertueux auto- proclamés disent
lesquelles et donnent un exemple pas imaginaire, a cependant suffisamment
d’ouverture d’esprit pour payer quand même . Canal + plus est le principal
bailleur de fonds privé qui investit dans le 7ème art. Les pétitionnaires ont
fait un bide. Tendre la sébile d’une part et fermer le poing d’autre part en
insultant celui que vous sollicitez est une méthode curieuse. Ce n’est que dans
un film d’horreur que le masochisme gagne.
« Qu’est- ce qu’on a fait au bon dieu...» demandait avec humour
Christian Clavier dans une œuvre pour la tolérance et le vivre ensemble. Il a
fait un carton. Dieu n’a rien à voir dans l’affaire .C’est l’humain moderne
sectarisé et idéologisé qui est en question. Quelques-uns ne détiennent pas la
vérité culturelle qui conduit à enseigner aux masses ce qu’elles doivent penser
et accepter. Chacun est libre de faire des films sans être biberonné à l’argent
public qui appartient à tous les courants de pensée et de faire triompher ses
idées. Mais le spectateur a aussi le droit de choisir ce qui lui plait. Et de
ne pas partager ce qu’on lui somme d’admettre. La France a des racines. Et des
valeurs.
Sous couvert de pluralisme imposé et de liberté d’expression en
réalité ce sont des interdictions qui sont prononcées et réclamées. Fermons les
médias qui ne reflètent pas la doxa dominante et obligeons certains riches à «
banquer » ce qui les punira. Cette injonction comminatoire rejoint l’espoir
totalitaire de ceux qui disent ouvertement que la démocratie n’est pas
seulement le résultat des élections libres et qu’une insurrection populaire est
souhaitée pour le cas où le scrutin ne met pas au pouvoir la majorité que l’on préfère. Attention on toucherait ainsi gravement à la démocratie qui est
fragile.
Rappeler 1789 et la prise de la Bastille est un contresens historique
. Notre époque n’est pas celle de l’autoritarisme royal de Louis XIV et successeurs
dont Louis XVI avec le mépris des individus. Voltaire et les humanistes nous
ont montré le chemin. L’abolition des privilèges est entrée dans les faits. Ce
n’est pas un prétendu racisme systémique résurgence de la colonisation, des menaces imaginées venant de droite et
encore des inégalités à corriger qui pourraient justifier une révolution dans
une France championne des droits de l’homme, de la tolérance avec la laïcité
qui est une liberté ,et de la redistribution. Dans un monde chaotique où les
théocraties essaient de dominer. Outre le mérite républicain ouvert à tous d’où
qu’ils viennent. On n’est pas assigné à résidence. L’Etat n’abandonne personne.
Mais il faut aussi vouloir participer. On peut naturellement toujours mieux
faire mais la violence politique ou autre doit être bannie. Le roi a été
décapité et le souverain c’est le peuple y compris l’ancien, n’en déplaise à une minorité dite
avancée.
Quand les feux de la rampe se seront éteint le cours ordinaire du
financement du cinéma reprendra. Les rebelles se voulant indépendants ne
dépendent que de leurs portefeuilles .Ils ont mis en lumière le C.N.C. donc l’argent
public .Il peut y avoir un retour de bâton compte tenu de nos finances
publiques à sec, avec d’autres priorités vitales. Bravo les artistes. « Tout ça... pour ça » comme disait F. Huster
jouant un juge entretenant une relation adultérine avec une avocate. Donc de la
fiction ? Faire son cinéma c’est surjouer, en rajouter ,fantasmer sur une
situation, manifester de manière bruyante pour obtenir son caprice. C’est
l’inversion victimaire. Ce n’est pas de l’art.
Une autre polémique concerne le film « l’Abandon » c’est à dire les
derniers 11 jours de la vie du professeur Samuel Paty assassiné pour ce qu’il
était et transmettait. Le récit est factuel ,se base sur les minutes du procès
public et décrit comment les institutions et des collègues ont critiqué ou
laissé tomber le professeur au prétexte du « pas de vagues » et pas de
stigmatisation .Certains ont repris cette antienne. C’est honteux. On mourra de
nos faiblesses juridiques et morales et du manque de courage de nommer les
choses et les responsables. Albert Camus l’a déjà écrit. J’espère que ce film
aura un grand succès sinon on accablera encore plus Samuel Paty. Un autre
professeur a connu le même sort. La République doit protéger et soutenir ceux
qui restent des hussards.
lundi 18 mai 2026
Festival du livre
Vous qui lisez régulièrement mon blog et autres lecteurs curieux, je vous invite à venir me voir pour que je vous dédicace mon livre :
Vendredi 29 mai 2026 de 13h à 14 heures stand L’Harmattan mairie du 5 -ème arrondissement de paris 21 place du Panthéon.
lundi 11 mai 2026
Le droit cet obscur objet de désir
Le droit cet obscur
objet de désir
Par Christian Fremaux avocat honoraire
On a bien
compris que le droit qu’il soit international public ou interne est devenu
à géométrie variable et qu’il n’est plus un rempart contre toutes les dérives.
Je ne m’appesantis pas sur la guerre Usa/Israel
et plus si affinités ou besoins de protection d’Etats de la région amis ou avec
qui nous avons des accords de défense contre l’Iran et ses proxis. Notre
président chef unique des armées selon la Constitution ne cesse de dire qu’elle
ne nous concerne pas, que nous ne sommes pas belligérants mais que nous nous préparons
à toute éventualité .Sans demander pour prendre des initiatives l’autorisation
du parlement comme M. Trump qui se dispense d’un vote de son congrès.
L’interprétation du droit serait-il constitutionnel est large et permet à notre
porte- avion de prendre l’air et de montrer ses muscles. Car à juste titre nous
défendons nos intérêts vitaux puisque nous subissons les désagréments et le mot
est faible du conflit lointain qui peut dégénérer, aucun dirigeant ne voulant
céder un millimètre de terrain ou d’eau ou de sa théorie radicale. Serait-elle suicidaire pour son peuple.
Le droit
maritime a coulé et une guerre est illégale par nature surtout si on est en
attaque. On peut discuter à vie de qui a raison ou tort selon les traités
d’après deuxième guerre mondiale quand on pensait que les conflits mondiaux disparaitraient
et que l’ordre public international serait toujours celui fixé par les
vainqueurs, ceux qui ont la bombe de surcroit. Et qui voulaient que l’équilibre
des puissances soit gravé à jamais dans le marbre et les faits. Mais l’Histoire
n’est jamais écrite d’avance et ceux qui étaient faibles sont devenus forts ou
l’inverse et rebattent les cartes. Avec des ambitions et des raisonnements qui
surprennent. Par l’arbitraire des théocraties et de nouveaux empires qui se
créent. Il va falloir que le droit international public soit revu. Et que
les diplomates prennent des cours de formation accélérée sur les nouveaux
paradigmes. Il ne faut ni gagnant ni perdant. Qui sera l’arbitre et à
partir de quelles règles impératives à inventer? Le droit devient une arme de
discussion massive qui peut durer.
Il en
est de même sur le plan interne où l’on entend des affirmations qui
décoiffent. Nous ne pouvons pas nous indigner tous les jours de ce qui parait incongru,
inadmissible et de surcroit illégal. Nous épuisons notre capital d’irritation
face à ceux et celles qui provoquent et dénigrent tout en cherchant on ne soit
quoi pour affaiblir la nation. Mais il ne faut pas s’y faire ni renoncer
et il appartient à chacun à son niveau de remettre l’église -au sens
figuratif car je ne veux pas être traité de raciste ! - au centre du
village.
Seul le droit tel qu’il résulte du
vote des parlementaires avec l’interprétation -que l’on peut discuter- des
juridictions permet d’établir une ligne rouge et de fixer des règles pour tous.
Sinon c’est le désordre assuré .Les plus anciens se rappellent sous l’ère Mitterrand
de l’apostrophe de M. Laignel député socialiste: « vous avez juridiquement
tort car vous êtes politiquement minoritaire ». C’est une conception
particulière de la démocratie qui renait. Ou encore, je suis minoritaire mais
je gouverne !
On se
gargarise de l’état de droit pour tenter de faire avaler n’importe quelle ânerie
comme la querelle du « canon français » et de la charcuterie
avec du vin .Il m’arrive d’aller dans des restaurants pour manger de
l’agneau et de la semoule et boire du thé à la menthe ! C’est mon choix. Ou vouloir empêcher par avance d’accéder au pouvoir
un parti qui serait dangereux. Sans citer un fait précis et daté naturellement
vérifiable. En justice le débat est
toujours contradictoire et les juges ne font pas de morale préventive mais
appliquent la loi. La présomption de culpabilité n’existe pas encore . L’état
de droit c’est de respecter le verdict des urnes, c’est de ne pas déclarer que
l’on n’acceptera pas qu’un tel gagne et qu’il y aura sinon une insurrection populaire.
C’est de la sédition. La référence à la prise de la Bastille est grotesque.
C’est la loi des suspects en filigrane et la terreur Robespierriste revisitée. Le
roi a eu la tête tranchée. La république existe et le peuple est le souverain.
Sans ostraciser des électeurs de bonne foi qui peuvent se tromper mais qui sont
des citoyens égaux à d’autres. C’est la loi. Et la simple éthique.
La désobéissance
à la loi quel qu’en soit le motif -légitime pour les uns intolérable pour les
autres- est une atteinte à la démocratie. La liberté n’excuse pas tout. On ne
va pas confier aux juges -qui sont des hommes et des femmes avec leurs
convictions- l’opportunité prioritaire de dire ce qu’il faut faire ou penser ou
non ,de sanctionner par avance et d’éliminer ce qu’une minorité demande. La
dispute publique est consubstantielle à la république. Les élus à titre
d’exemplarité doivent appliquer la loi cela est une lapalissade ! Les citoyens aussi. L’état de droit c’est l’équilibre
des pouvoirs qui doivent jouer leurs rôles spécifiques, mais surtout l’expression
de la volonté des citoyens qu’on l’approuve ou non. Le droit est
la protection des faibles. La loi n’est pas à option même pour les
teufeurs ou pour ceux qui cassent... de joie !Ou prétendent lancer des
alertes. En prononçant des interdits.
Et il faut
d’abord se regarder dans la glace, car pour donner des leçons il faut être
irréprochable en commençant par respecter nos institutions, nos valeurs et traditions
républicaines, notre art de vivre et notre passé. L’avenir ne se construit pas en
balayant ce qui ne nous plait pas, ni par une repentance sans limite et
sans fin, ni en voulant écarter ceux qui ne pensent pas comme nous. L’union
n’est pas l’exclusion. Le droit libère tandis que le sectarisme et le dogme
oppriment. Faire nation c’est savoir s’empêcher et restreindre ce qu’il y
a de plus mauvais en l’homme. On appelle cela aussi de
la tolérance.
C’est
pourquoi nous devons fournir un effort intellectuel et humaniste. Le
progressisme n’a pas tout résolu sinon on serait en bien meilleure condition
tant sur le plan humain personnel que sociétal. Conservateur est la qualification
la plus repoussante pour certains. Mais on a le droit de n’être pas d’accord
avec la doxa dominante qui n’a
pas fait la preuve de sa réussite. Ou trouvé des solutions pour résorber les
inégalités notamment et pour le niveau de vie. Je ne parle pas économie ou
dépenses publiques avec redistribution, le montant abyssal de la dette douchant
les espoirs. Le déni de réalité conduit au désastre. Penser qu’on détient la vérité
est l’erreur de base.
Le 8 mai 1945
que l’on vient de commémorer démontre que la force est injuste et ne règle
rien. Le compromis validé par le droit est la seule solution possible.
vendredi 24 avril 2026
Bataille navale à la royale ou de flibustiers
Bataille navale à la royale ou
de flibustiers
Par Christian Fremaux avocat honoraire
L’avenir du
monde donc de la planète et de ceux qui y vivent ou survivent actuellement se
passe sur les mers. On révise notre géographie et chacun a acheté un atlas. Où
sont le golfe persique ou la mer d’Arabie, le golfe d’Oman voire d’Aden, les détroits d’Ormuz et de Malacca, les océans
indien et pacifique ? Et précédemment atlantique puisque les USA avait
fait un blocus du Vénézuéla avant de kidnapper le président Maduro. M. Trump
a aussi des visées sur le canal de Panama et le Groenland. Et entend que le
canal de Suez soit libre de circulation. C’est tout pour l’instant. La mer Méditerranée
reste où elle est avec ses fonctions traditionnelles. Les porte -avions peuvent
circuler.
Quand le président américain s’intéressera aux
pays terrestres et envisagera des débarquements on révisera où ils se situent ,
comment y accéder et les destinées des nations , des empires , des
coalitions avec l’histoire des peuples. Car la seule querelle qui vaille c’est
l’être humain. Toutes les guerres se font théoriquement pour son bonheur même
malgré lui, sachant que son contenu est
variable en fonction des démocraties, des théocraties, des dictatures, des
croyances et des vérités non démontrées. Il y a du pain sur la planche
intellectuelle et morale souvent glissante.
Pour l’instant il n’est pas nécessaire
d’avoir une carte détaillée de l’espace. Quoiqu’avec tous les missiles
de longue portée, des drones de plus en plus performants, les fusées et
toutes les communications et technologies qui passent par les satellites et qui
font marcher des armes qui tuent et détruisent mieux vaut en connaitre la
profondeur ou la hauteur.
Tous les
coups sont permis puisqu’on a commencé par nier et effacer le droit public international.
Dans tous les camps : les uns pour se défendre, les autres pour attaquer
pour échapper à un danger ou une intention hostile, tous en trouvant des
prétextes ou des justifications. L’éthique a disparu au nom de la vengeance et
de la survie ou de la volonté d’imposer ses évidences. Chacun accuse l’autre de
génocide et de crimes de guerre sinon contre l’humanité et condamne l’ennemi
aux foudres de la justice internationale qui n’y peut mais. Et dont on menace
les juges s’ils n’ont pas le bon profil ou une pré-décision qui va dans son
sens. Qui protégera les juges qui dans plusieurs années si tout va bien ,décideront
des responsabilités, diront qui a été l’agresseur et l’agressé, pour des motifs sérieux et respectables ou
non, s’il y avait légitime défense ou riposte disproportionnée avec des moyens
acceptables, et quelles sanctions contre
qui doivent être prononcées ?
En attendant
on n’utilise pas des pistolets à eau. Et on est dans un poker menteur.
Il semble
que M. Trump ait été surpris par les capacités militaires de l’Iran qui dans
une guerre asymétrique sur le papier fait front. Sans que l’on soit sûr de
l‘armement qui lui reste. On en est à des vedettes rapides. Les bombardements
ayant détruit les gros navires de guerre. Certes les mollahs ont eu 47 ans pour
se préparer et il faut admettre qu’ils ont bien réfléchi avec leur
organisation dite en mosaïque et que leur jusqu’au boutisme correspond à leur religion
qui vénère les martyrs. Cette occurrence n’autorise cependant pas certains à
considérer avec une quasi-bienveillance le régime théocratique et cruel des
ayatollahs au nom de la lutte du faible contre le fort ce dernier serait
-il critiquable. Ou d’un anti-américanisme primaire sinon d’un anti -sémitisme
qui ne se déclare pas. Car ce serait oublier
que l’Iran a des projets belliqueux envers l’Occident en général et des terroristes
qui travaillent pour son compte outre la volonté d’éradiquer Israël qui est une
démocratie et a le droit d’exister. Même si on peut rejeter sa politique
intransigeante et ses actions. Je plains le peuple iranien très civilisé et victime
qui vit dans la terreur et sous un régime de fer qui n’autorise pas la parole ou
le débat interne sur un destin collectif. Il doit se protéger contre ses propres
dirigeants. Quand l’idéologie règne, le malheur s’installe.
En Occident on ne raisonne pas ainsi, une vie
étant le bien le plus précieux. On discute publiquement des buts et objectifs,
on tente d’abord la médiation par la diplomatie en cas de conflit. Et quand on
se heurte à un mur ou un adversaire résolu à ne pas céder d’un pouce quitte à
disparaitre, quand les intérêts vitaux sont en jeu , on sort les armes . « Le
dernier argument des rois » était-il inscrit sur les canons de
Louis XIV.
Les Iraniens
n’ont pas d’amiral en chef puisque le jour même de sa désignation le guide
suprême a été éliminé ou quasiment. Mais il y a de nombreux capitaines de
vaisseaux et des marins qui savent manœuvrer. La simple possibilité d’existence
de mines dans un détroit et du démantèlement des câbles sous -marins sont une
arme redoutable. On n’est plus dans la royale avec ses codes d’honneur et
coutumes. De loyal on est passé à sournois. On est chez les flibustiers.
Dans une guerre asymétrique la fin justifierait tous les moyens. D’autant plus
que le blocus yankee semble avoir des trous. C’est une passoire flottante,
volontairement ou non.
Il y a un
jeu de société qui s’appelle la bataille navale pour les longues soirées
d’hiver quand il y a tempête au large. On joue au touché-coulé avec une
stratégie réfléchie, au chaud, dans le calme, en buvant un verre. Mais dans la vraie vie ce jeu fait des morts,
réellement. Et la Convention des nations unies sur le droit de la mer entrée en
vigueur en 1994 est devenue un chiffon de papier. Notons que les USA, Israël
et... le Venezuela n’ont pas ratifié l’accord. Et vogue la galère !
On a déjà connu
la politique de la canonnière, les pirates et les corsaires et la domination
des océans au profit des puissants. Aujourd’hui il faut sauver le soldat pétrole
et gaz et la technologie qui fait fonctionner le monde moderne et son train de
vie. Au passage les humains aussi, certains étant plus de qualité que d’autres.
M. Trump
sera- t -il Marc Antoine avec comme second Cléopâtre qui a perdu la
bataille navale d’Actium ou au contraire Nelson qui a défait la flotte de Napoléon
à Trafalgar ? Les Iraniens sont- ils les dignes successeurs
d’Alexandre-Le-Grand le macédonien qui a conquis la Perse et était un stratège
hors pair ? Ou comme à Lépante subiront- ils le sort des Ottomans face à
la Sainte- Ligue ?
« Homme
libre, toujours tu chériras la mer » a écrit Charles Baudelaire dans les
Fleurs du mal et son recueil Spleen. Ce qui est d’actualité.
mercredi 22 avril 2026
Ormuz ! Ormuz !est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ?
Ormuz ! Ormuz !est-ce que j’ai une
gueule d’atmosphère ?
par Christian Fremaux
avocat honoraire
Comme pour
toute chose les feuilletons lassent. L’émotion et l’indignation du début
s’étiolent et on veut de la nouveauté surtout si on n’est pas directement
impliqué. C’est cynique de l’écrire mais vrai. La moraline n’a jamais remplacé
une vraie action qui se termine. La paix est au prix de la souffrance des uns
et de l’impatience des autres.
On commence à fatiguer malgré son importance
avec les avancées millimétrées puis les reculs sur la guerre Israël-Usa contre
Iran et proxis. Outre d’autres conflits passés aux abonnés absents comme celui
opposant la Russie à l’Ukraine ou qui fictivement n’existeraient pas comme
au Soudan ou ailleurs. Avec des chrétiens.
Ou renaissants avec le Liban. Ce
ne sont plus les vies disparues ou les blessures qui nous choquent on en a pris
malheureusement l’habitude. Chacun s’apitoie pour tous ou selon ses propres
convictions car la sensibilité orientée demeure. Avant le journal télévisé
et ses horreurs on gère :« tu reprendras bien un petit whisky et que
penses -tu du match de foot ou de rugby » ? Le secondaire continue
avec le travail , les impôts et l’éducation des gosses. Et le coût de
l’essence qui ne baisse pas : comment partir avec décontraction en
week-end et en vacances ? La vie est
triste et dramatique car rien ne va et tout se vaut. Ce qui est le plus
précieux l’existence tend à devenir une variable d’ajustement pour
certains. Des pays font le
« boulot »à la place des autres (les démocraties occidentales ?)
mais de quel boulot parle- t -on : éliminer des méchants ? Instaurer
un régime plus humain ? Contre qui et pourquoi ? Tout devient
relatif. On se gargarise de grands mots : il faut que cela cesse,
c’est inadmissible, il faut agir. On ira jusqu’au bout... mais de
quoi ? Sommes-nous tous responsables et solidaires de toutes les
bagarres ou de certaines ?
Je me
réjouis de constater que nous avons en réserve un nombre impressionnant de
généraux ou amiraux qui connaissent le domaine militaire. Ils l’ont jadis
fréquenté et se sont mis à l’ordre du jour. Ils commentent ce qui pourrait se
passer sans en savoir plus. Et sans avoir d’informations fiables sinon
confidentielles donc à ne pas répéter. Ils sont confrontés sur les
plateaux où l’on parle sans recevoir de la mitraille et sans risquer sa peau à
des journalistes ou des experts de toute nature, patentés par eux -mêmes qui
ont un avis formel pas forcément conforme à ceux qui sont sur le terrain. Et
qui analysent avec force ce que M. Poutine dissimule ou devrait faire ; ce
que M. Trump qui aime le golf a dit, puis son contraire ; ou ce que doivent
penser les gardiens de la révolution. Ils comptent même les armes qui
resteraient et les moyens peut être à la disposition des belligérants ce
qu’eux- mêmes n’évoquent jamais. Chapeau les techniciens. En pratique la fin ne
peut venir que des politiques par la diplomatie. Mais les membres du peuple doivent savoir car
s’il y a des victimes ce seront eux. Ils auront été instruits.
Il suffit de regarder la télé pour savoir ce
que fait ou doit faire secrètement l’ennemi. On est bien informés ! Sauf
pour fournir la solution qui met fin aux combats car on ne peut imaginer ce que
les acteurs prévoient raisonnablement ou non. Pourvu qu’on n’ait pas un affrontement
qui éclate sur notre territoire à force de tergiverser et d’aider tout en
disant que ce n’est pas le cas en rappelant les droits de l’homme et les
exigences des discussions. Nos militaires en activité avec la dissuasion
nucléaire faite pour ne pas être utilisée ni partagée, devront trouver
d’urgence les résolutions idoines -de préférence « pacifiques » on
dit armes défensives-et surtout les munitions dont parait-il nous n’avons pas
un stock suffisant. La défense intérieure de notre nation compte
aussi ! Le réarmement demandé par
le président Macron est -il une exigence verbale, une sorte de tigre de
papier notamment avec la brigade des Etats volontaires pour libérer le détroit
d’Ormuz pour que nos carburants et le coût de la vie retrouvent un niveau acceptable.
On devine ainsi qu’il faudra bloquer par exemple le tunnel sous la manche ou
celui de Fréjus ou de Chamonix et désormais les Pyrénées vu les décisions de
l’Espagne pour éviter les entrées intempestives .Et à Vintimille. Sans
oublier d’étendre un filet gigantesque dans le ciel pour empêcher un missile ou
un petit drone de faire du dégât. Mieux vaut persifler que pleurer. Chacun a
les priorités qu’il peut !
Souvent matérielles au -delà de la vie et la mort. Les grands principes
s’effacent devant la réalité. Ainsi pour
nos frontières qui va les défendre ? L’Europe et l’Otan ? Et nous
mais comment ?
On a compris
que le droit international et l’Onu n’existent plus en fait. A chaque guerre on
dit qu’elle est illégale ce qui va de soi et toutes les frappes le sont. Faut
-il compter les morts y compris de faim, les blessés, les déplacés, les destructions d’immeubles et quartiers et
celles des installations stratégiques... Le droit maritime a coulé et on fait
florès dans la formulation. Dire que « l’on bloque un blocus pour libérer
ce qui était libre jadis » est génial pour la sémantique mais pas dans les
conséquences. L’atmosphère est donc délétère et tend à la surenchère. On doit être pour ou contre sans nuance sinon
on est un extrémiste ou un sans- cœur à éliminer , moralement j’espère.
J’ai bien
conscience que personne n’a la solution définitive ni sur le plan international
ni sur le plan interne pour juguler la violence, la délinquance, les excès sans fin, les demandes
exponentielles pour tout et rien, le rejet de l’autre avec la haine existentielle.
On assiste à des débats parlementaires extravagants. Personne ne veut céder sur
rien même sur ce qui est insignifiant. On évacue les vrais problèmes à résoudre
en étant dans l’idéologie ou le déni . Tout compromis est pris comme une
trahison. On écarte d’office des millions d’électeurs qui auraient mal voté et
que l’on veut obliger à accepter la doxa dominante. Des minuscules se croyant éclairés
et sûrs de leurs vérités affirment même qu’il n’y a pas besoin du verdict des
urnes :les élites seraient suffisantes ! Vive la démocratie. On va
très loin dans la démagogie arbitraire. En parlant de racisme, de fascisme et
désormais de populisme dangereux. Sans tenter d’en justifier. Mais qui craint
le peuple ? Il est le maitre et son bulletin de vote vaut force de
loi.
Il faut
que les mois qui nous séparent de l’élection présidentielle de 2027 soient
utiles : que l’on mette les dossiers qui fâchent sur la table :
insécurité, identité, immigration , retraite donc temps de travail et de repos, niveau de vie, choix de nos valeurs
républicaines et protection de la nation tant sur le plan interne qu’extérieur.
On n’a pas besoin d’un ou d’une sauveur(e) mais de programmes crédibles, vérifiés, chiffrés et applicables en entier
par un candidat élu. Qui ne change pas d’avis ou d’alliance au gré des
circonstances. Et qu’on utilise le référendum pour laisser les Français
s’exprimer et donc respirer. En les laissant travailler s’ils sont
volontaires .Le dogme nuit.
Ne
construisons pas un détroit d’Ormuz national pour tous les sujets. Changeons
d’atmosphère.
vendredi 27 mars 2026
Tous les gagnants ont perdu
Tous les gagnants ont perdu
Par Christian Fremaux avocat honoraire
Il fallait
s’y attendre. Au soir du résultat des élections municipales chaque camp a eu sa
liste de succès et s’est moqué des défaites chez les autres. Les trophées ici
et là ne sont pourtant pas un triomphe. Les débats dans les médias ont été
lunaires. On s’est invectivé, accusé, maudit, la routine en quelque sorte. Les
électeurs ont été plus grands que les leaders des partis qui ne font jamais
leur introspection. Et ne sont responsables de rien. Les citoyens ont rectifié où il le fallait,
donné la victoire à celui qui la méritait selon eux en le mettant à l’épreuve
si nécessaire. Ils ont sanctionné des rapprochements conclus sans s’encombrer d’éthique
ringarde pour les nouveaux damnés de la terre, puni les mauvais et choisi ceux
et celles qui dirigeraient au mieux leurs communes. Ce sont leurs choix à tort
ou raison.
Personne
n’est légitime à les critiquer car la vérité n’est écrite nulle part. Les
administrés en ont pris pour six ans et c’est au pied du mur que l’on apprécie
le maçon. Qu’il vienne de loin ou qu’il soit présent depuis des générations. La
compétence non idéologique n’est pas une affaire de couleur. La tolérance non
plus. Personne n’est propriétaire d’un territoire et ne peut s’imposer par la force
ou l’exclusion. Le but est de réussir.
Il n’y a aucune revanche à prendre ni
obligation de bâtir une nouvelle France. Celle qui existe est solide et
universelle bien que perfectible puisqu’elle a permis à tous les énervés et
prétendus révolutionnaires frustrés d’accéder par un simple bulletin de vote à
des pouvoirs locaux. Qu’on se le dise en comparant avec ce qui se passe à
l’extérieur. Il faut désormais rendre la nation plus efficace et plus
fraternelle sans la fracturer ou la diviser ce qui est déjà l’exploit à
accomplir. En gardant les institutions à réformer pour les rendre plus populaires
et de proximité avec un Etat fort qui protège et lutte contre toutes les
menaces. Y compris existentielles. Tout le reste est polémique inutile.
Les
véritables gagnants ont été l’abstention et le camp des électeurs dégoûtés de
la tambouille électorale et du fait que les maires étaient devenus impuissants
. Le véritable pouvoir local est passé dans des regroupements technocratiques
de communes – la décentralisation /concentration dite heureuse !-avec des
structures anonymes comme des grandes et lointaines régions, voire des instances européennes. Rendez -nous
notre parlementaire- maire, notre région historique, notre conseiller général
dans le canton aux limites circonscrites, le droit de panachage et pas
d’obligation de parité dans les communes de moins de 1000 habitants. La France
ne se résume pas aux grandes villes et ses banlieues avec ses spécificités. Le
combat d’un racisé ou coloré face à un blanc prétendument tout moche n’a pas de
sens local ni national d’ailleurs. La plupart des électeurs vivent en
province souvent en espace rural que l’on a privé de services publics pour les
besoins vitaux. Et de moyens matériels.
Pourquoi donc aller voter si cela ne sert à rien et n’apporte pas un
mieux ?
Nos
politiques qui ont souvent de la diarrhée verbale devraient s’auto -analyser,
être modestes et se demander si leur posture n’est pas coupable du désastre
démocratique. Pour n’importe quel sujet crier au racisme et au fascisme est
grotesque. Cela ne remplace pas la vacuité des propositions. On parle
d’épuisement civique ce qui parait court comme excuse. Mais on est vidé
moralement par les querelles indignes. Peut-être que les candidats ne sont pas
à la hauteur de ce qu’attendent les gouvernés et que leurs programmes sont
inconsistants outre les chocs d’égo et d’ambitions. C’est fou le nombre de
kamikazes qui veulent être président de la République. Malgré la charge et la
certitude d’être critiqués. Ils nous aiment. Ils ne pensent qu’à notre bonheur
et sont prêts à se sacrifier si on se rallie à leur panache blanc ou autre
teinte. On y croit ?
La
démocratie municipale celle du voisin ,du frère, de celui ou celle qui
partagent le même sol et qui aspirent à un minimum de tranquillité, de moyens
d’existence et à la paix de l’esprit en général pour pouvoir gérer ses propres
problèmes, ne peut être polluée jusque
l’élection présidentielle. L’intérêt général ne peut dépendre de considérations
partisanes. La violence est incompatible avec une gestion du bien commun.
Les maires
élus vont montrer ce qu’ils savent faire. Les donneurs de leçons sont aux
manettes et ils n’auront pas d’échappatoires. Les tricheurs sont ceux qui se
seront fait élire sur des malentendus, des compromissions et des promesses. En
déguisant leur volonté réelle. Si la probité intellectuelle pouvait exister on
ferait un pas en avant collectif considérable. Mais les vraies pensées et
orientations profondes avec des décisions de principe vont se dévoiler : il y
aura des surprises. Parfois mauvaises pour les habitants , en dehors des
militants. Par exemple en désarmant la police municipale et en menaçant les
élus d’opposition parfois des ex alliés !-ces battus impurs qu’on doit
exfiltrer sous les injures- qui devront dégager ou subir des attaques
physiques. C’est la démocratie qu’on agresse. C’est le suffrage universel qui
est perdant.
Tous les
citoyens dont les abstentionnistes on le suppose exigent un vrai programme
d’union, réaliste , chiffré et applicable sans démagogie ou
communautarisme. Ce n’est qu’à cette
condition qu’ils retrouveront le chemin des urnes et la confiance qui ne se
décrète pas mais se prouve. Notamment par la loyauté des politiciens qui ne
changent pas d’avis comme de vestes et qui ne nient pas la réalité. Sans
privilégier leurs propres intérêts de carrière. Cela finit par se voir !
On a quelques mois pour vérifier si les
réalisations locales peuvent servir d’exemples. 2026 sera la rampe de lancement
pour l’avenir.
La France en
2027 ne sera ni nouvelle ni ancienne. Avant tout elle devra être continûment
républicaine avec son histoire en entrant dans la modernité, pour tous ses
habitants qui respectent les valeurs de liberté, égalité, fraternité et
laïcité. Les citoyens ne veulent être que des vainqueurs. Le seul gagnant est
l’espoir.
lundi 23 mars 2026
L'Aventure c'est la vie
André Dauchy
est un citoyen ordinaire devenu homme d'affaires et fréquentant par les hasards
de la vie des autorités et devant faire face à des situations délicates.
Il participe
à des évènements inattendus parfois contre son gré. Ou a connaissance d'actions
que le commun des mortels ignore. Il se partage entre la ville et sa campagne
d'origine. Et discute avec les braves gens qui ont du bon sens en ne niant pas
la réalité.
Sa vie
parfois a été une aventure. Il a décidé de ne pas se plaindre. Chacun doit être
responsable de ses actes. Et peut à son niveau vivre une histoire
extraordinaire. Son intérêt est d'en tirer un profit. Ses récits qui font
voyager donnent de l'espoir à partir d'une actualité brûlante.
Je suis
avocat au barreau de Paris depuis 1974. J'ai plaidé pour des individus connus
ou non, des politiques, des entreprises, des ambassades et l'Etat. J'ai
exercé aussi un mandat d'élu local dans une petite commune rurale de Picardie
et de conseiller prud'homme à Paris jugeant le monde de travail.
L'homme et la femme sont mes héros au quotidien. Tout n'arrive pas qu'aux autres parfois dans
des circonstances curieuses. J'ai rédigé des histoires avec des faits réels ou imaginés
que tout lecteur pourra s'attribuer.
J'ai choisi d'être positif.
Mon livre vient de sortir en librairies ou sur
les plateformes.
mardi 24 février 2026
Ne nous trompons pas de scrutin
Ne nous trompons pas de scrutin
Par Christian Fremaux avocat
honoraire
Tous les
gens normaux c’est-à-dire ceux qui ne dénient pas la réalité, réfléchissent un
minimum et sont objectifs intellectuellement, ne peuvent qu’être horrifiés par
la mort -le lynchage- d’un jeune à Lyon pour des raisons d’opinion. Contrairement
aux multiples avis contradictoires que l’on entend à longueur d’antenne,
je ne me prononcerai pas car il y a une enquête judiciaire en cours et
c’est le moment de faire confiance aux magistrats et à l’état de droit
souvent vilipendé. J’ai naturellement mon idée sur les responsabilités légales
directes ou indirectes et sur les fautes politiques et morales. Mais mon avis
n’intéresse personne et je ne veux pas prendre le risque de participer malgré moi
à une polémique malsaine. Si je m’égare que l’on me pardonne. Car je suis
indigné par ce qu’il se passe dans le pays des droits de l’homme et de la
raison. Que l’on regarde le monde à feu et à sang et qu’on apprécie où l’on
vit. Carpe diem.
Ma seule
certitude est que l’on ne peut mourir en démocratie pour des idées .
Brassens ajoutait que s’il le fallait, alors d’accord « mais de mort lente » !
Il n’y a pas un camp du bien auto- déterminé par quelques -uns qui croient
détenir la vérité ,la leur non vérifiée comme un postulat et non discutable, et
qui veulent la faire entrer de force dans le crâne des citoyens. Sinon cela s’appelle
du totalitarisme et du sectarisme fanatique pour ne pas employer le terme
fasciste mis à toutes les sauces. Au lieu de faire le coup de poing
méthode primaire sans hauteur de vue les étudiants concernés feraient mieux de
lire des livres d’histoire et d’interroger les survivants des horreurs
passées au nom des idéologies en -isme et les millions de victimes
innocentes qui en ont résulté.
On a le
droit naturellement de défendre ses croyances seraient- elles erronées et
porteuses de dangers de toute nature mais la vie est trop précieuse pour qu’on
la joue dans la rue en étant victime de porteurs de haine. En France on a la
chance devenue rare ailleurs de pouvoir s’exprimer par des votes. Il ne devrait
pas y avoir d’abstention et chacun doit aller voter y compris pour des députés avec
des assistants qui se présentent sous pseudonyme. Incroyable ! Ou pour des
candidats qui ont déjà un passé compromettant. Ce n’est que par l’expression
majoritaire du peuple que l’on peut régler les problèmes qui existent ,
combattre les inégalités, redistribuer, et maintenir ce qui sont les valeurs
universelles de la France et sa devise liberté, égalité, fraternité. Qui
ne sont pas que des mots vides de sens. Outre la laïcité qu’il faut expliquer
sans cesse pour qu’on ne la confonde pas avec une restriction à la liberté de
conscience.
Notre
nation réunit les destins individuels et les dépassent. Nous devons tous fournir
un effort sur soi -même pour ne pas être excessif, exigeant et égoïste. Nous
avons le droit d’avoir des préférences ; ne pas croire à telle ou telle
solution ou affirmation .Mais un citoyen comme le disait le père d’Albert Camus
« ça s’empêche ». C’est-à-dire ne se laisse pas emporter par tous ses
instincts ,se réfrène, se modère, et joue collectif. Parmi toutes les décisions parlementaires et/ou
Etatiques-mais l’Etat c’est nous- on ne peut pas être toujours gagnant. L’intérêt
général oblige à du compromis et de la responsabilité. Ce n’est pas la
victoire d’une classe ou d’une communauté ou d’une minorité sur les autres. Le
rejet du voisin –« frère humain qui après nous vivez ...» comme l’a constaté
François Villon - pour ce qu’il est ou incarnerait n’est pas pertinent. « La seule querelle qui vaille est celle
de l’homme » a écrit Jean Bodin.
L’humanisme n’est pas un slogan et avec un minimum de respect et de
compréhension on doit éviter tous les débordements. Comme l’autorité n’est pas
incompatible avec les grands principes, je n’hésite pas à soutenir qu’il faut
être très ferme avec ceux et celles qui prônent ou suggèrent la violence en parole
avec la table rase et qui incitent ainsi des petits esprits à la réflexion
étroite à passer à l’acte physique ou matériel et qui eux doivent tomber
sous les fourches caudines de la Justice. Qui a certes un bandeau sur les yeux
mais un glaive à la main. « Responsable mais pas coupable »
on a déjà donné. Opposer un mort à un autre est abject. Vouloir venger un
camarade est inadmissible. Accuser la victime d’être à l’origine de sa
mort est disqualifiant. Tous les camps ultras ou extrêmes se valent dans ce qui
précède. La violence n’est pas une caractéristique d’une démocratie qui doit
être apaisée. La loi de la jungle ne peut être la nôtre.
Les citoyens
n’ont pas besoin de prétendus lanceurs d’alerte pour tout et rien , qui s’affranchissent
des lois qui ne leur plaisent pas et de tout sens civique. En niant l’humanité chez
ceux qu’ils considèrent comme des ennemis à éliminer ,même pas des adversaires
ou concurrents à combattre . C’est J.J. Rousseau qui écartait les faits pour
que sa théorie colle. Les urnes sont souveraines pour un démocrate.
Les 15 et 22
mars 2026 auront lieu les élections municipales. Il y a un peu plus de 35.
000 communes . 50 % ont moins de 500 habitants. C’est la seule vraie et permanente
majorité visible. Il n’y est pas question de droite ou de gauche mais d’élire
des bénévoles qui se dévouent pour tous les habitants quelles que soient leurs
opinions. Les élus locaux sont corvéables et taillables à merci et
à portée d’engueulade. Pour six ans ce qui est long. Le maire porte un stylo
pour signer toute la paperasse afin que la commune fonctionne avec un
budget obligatoirement à l’équilibre ( Eh l’Etat qu’en penses- tu ? ). Le
maire non violent est quand même muni d’un couteau mais Suisse à multiples
lames pour réparer tout ce qui ne va pas. Il est officier de police judiciaire
mais aussi médiateur et il règle les litiges de ses concitoyens qui n’hésitent
pas à le rendre responsable de tout et le solliciter à tout instant. La démocratie locale
est de proximité et la violence en est bannie. Les querelles politiciennes n’ont
pas droit de cité et les combats de rue des irresponsables ne sont pas tolérés.
Le citoyen doit bénéficier de la tranquillité, sans insécurité et dans le
respect de ses traditions. Pour qu’il puisse vivre en paix et se
préoccuper de lui aussi. La participation doit être massive au premier comme au
deuxième tour de l’élection. Les communes irriguent le territoire et sont les
piliers de la nation. Il n’est pas question de les transformer en laboratoires
d’expérimentations diverses. La république a besoin de repères et de stabilité.
Attendons
2027 pour choisir les grandes orientations de la nation. Mais profitons de mars
2026 pour élire des hommes et des femmes, modestes et travailleurs qui bétonneront
la démocratie locale. Paris, Lyon, Marseille intéresseront les médias. Mais les
villes et leurs banlieues ne sont pas tout le pays .Une personnalité ne fait
pas le printemps. Une thèse politique non plus. Ne nous trompons pas de
scrutin.
jeudi 29 janvier 2026
Bonne année bon courage
Bonne année bon courage
Par Christian Fremaux avocat honoraire
Une fois
n’est pas coutume. Je vais me faire plaisir en polémiquant à l’insu de mon
plein gré en espérant ne choquer que ceux qui veulent l’être. Car ce qu’on entend depuis des jours interroge
,inquiète certains et réjouit d’autres. Je ne vais pas parler de M. Trump le
prétendu toujours allié intermittent du spectacle pour les européens. Car
il change si rapidement d’avis parfois de façon brutale et contradictoire
que l’on est dérouté . Il y a une seule certitude : l’Europe doit compter
ses abattis et se prendre en mains sans créer une techno- structure impuissante
et anonyme et non-démocratique. La commission européenne doit donner à chaque
Etat membre les moyens de recouvrer sa souveraineté. En étant solidaire
pour bâtir une entité globalement puissante.
Je vais me contenter d’un avis partisan sur notre
société, celle dans laquelle je vis. La justice va décider du sort de Mme Le
Pen. Je ne me prononce pas .On ne manque pas de candidats à l’élection
présidentielle par ailleurs. Attendons la décantation impitoyable. M. Mélenchon a admis avec joie qu’il y avait
un grand remplacement et a demandé qu’un peuple créolisé prenne les rênes .On
ne sait pas s’il enverra au bagne de Cayenne restauré ceux et celles qui
comme moi ne sont pas de la bonne obédience. Et qui ne sont que la continuation
de très nombreuses générations du même tonneau ,ceux et celles qui ont fait la
France telle qu’on veut nous en priver . Je ne suis pas coupable des
erreurs éventuelles de mes prédécesseurs. Ni responsable de leurs succès. Avec
les principes républicains dont la laïcité qui évite ce que l’on connait
dans les théocraties , l’art de vivre, la raison et la nuance que le monde nous
envie ou enviait. A quoi cela sert- il de venir ou d’être né en France
pour y imposer ce que l’on a laissé très loin ou que l’on ne connait pas et qui
a fait la preuve de sa dangerosité et son inefficacité ? Avec les idéologues
les faits doivent s’emboîter dans leurs schémas théoriques. Avec un chausse- pied ou de force dans
l’intérêt du bien selon eux, c’est évident.
LFI veut
renverser la table et n’ inviter que les minorités invisibilisées ce qui est le
ferment de la division annoncée. On ne construit rien en excluant. Et on ne
peut être victime à vie en héritant de ses aïeux Alors que le mérite existe et
que chacun doit affronter des problèmes. Même avec le grand remplacement
il faudra un nouveau comptoir plein avec des richesses à redistribuer. Je
ne doute pas que ceux qui s’estiment discriminés vont bâtir des entreprises, créer
de l’emploi, s’investir dans les services publics et donc faire prospérer le
pays. L’assistanat et la rancune ne sont pas un projet pour la nation. On n’est
jamais assigné à résidence ou enfermé dans un territoire délimité.
Les élections
municipales qui viennent ne doivent pas servir à créer des ghettos de fait ou
des villages fortifiés autonomes et à multiplier des expérimentations sociales ou
communautaires. Une commune est l’espace fondamental de la république qui
doit résister même quand l’Etat faiblit ce qui est le cas actuellement. Par
exemple elle doit avoir obligatoirement un budget à l’équilibre. Les
débats au parlement sur le budget de l’Etat et la dette publique qui enfle sont
dramatiques. Et ne peut établir ses propres règles de vie. Il n’y a pas de
communes qui sont dédiées et réservées à telle ou telle catégorie de la population
qui aurait seule le droit de gouverner selon des mantras spécifiques hors la loi générale.
Ce serait le contraire de l’égalité. La commune est la seule structure de
proximité totalement démocratique qui défend et aide tous ses habitants qui sont
d’abord des citoyens quelles que soient leurs opinions, leurs croyances et
leurs couleurs de peau y compris blanche. Le terme racisé en France est un
contre- sens négatif car la république est diverse. Et ne s’est pas construite avec
la volonté de prendre une revanche interne. Contre qui ? Une nation n’est
viable que par un destin commun approuvé par le plus grand nombre. Attaquer
les plus ou moins riches n’a pas de sens. Et pourquoi critiquer ceux et celles
qui réussissent par leur travail et talent. Qu’on les imite. Tout en combattant
les injustices fiscales cela va de soi.
Si j’étais extrémiste
je prendrai quand même garde à ne pas jeter l’opprobre irrationnellement
sinon de mauvaise foi et à voir des méchants partout. Les autres existent et
ont autant de droits que les bons auto-proclamés. Et surtout ils accomplissent
leurs devoirs ce qui est profitable à ceux qui les dénoncent. La
fraternité ne se divise pas. C’est vrai que les générations se renouvellent
mais jusqu’à présent elles se ressemblaient et avaient à peu près les
mêmes valeurs universelles. Il ne faudrait pas que le grand remplacement
devienne une perte d’identité même si les mœurs évoluent et que les priorités
changent. La France a un passé glorieux.
Ne
partageant pas toutes les idées dites progressistes y compris les plus nocives
je dois être vu comme un dangereux réactionnaire? Je m’y résigne mais être
extrémiste de gauche ou de droite ou radicalisé me parait être le plus grave.
Si je suis modéré globalement en politique je ne suis pas modérément républicain. Je crois en l’autorité mais pas en l’autoritarisme
de ceux qui pensent détenir la vérité. L’état de droit avec une justice forte et
respectée et qui n’a peur de rien y compris de déplaire au nom du peuple
français et de ce qu’il veut que l’on connait par cœur, me parait un rempart. La justice a un
glaive : qu’elle s’en serve. Que nos parlementaires votent des armes solides
et légales défensives. La liberté individuelle a des limites. L’Etat doit être une tour de guet invincible
et ne se consacrer qu’au régalien en maigrissant et en faisant confiance aux
collectivités locales qui sont les plus proches de l’individu. On n’a pas
besoin de leçons pour savoir comment vivre et se comporter. Enfin il faut
rassembler et protéger tout le monde. Le laisser faire ,laisser aller et entrer
me parait dangereux. Même si notre tradition d’accueil existe. Et doit être
révisée pour éliminer tous les abus.
L’intérêt général n’est déterminé par personne.
Il est le résultat d’élections libres, citoyennes. Sans arrière-pensée de
conquête ou d’entrisme. La séparation des
pouvoirs doit être réelle sans une pléthore de comités de contrôle et une
bureaucratie qui étouffe les initiatives. Le parlement ne peut être le lieu de
l’immobilisme, du marchandage et du chantage. Il n’est à la solde d’aucun
groupe de pression ou de minorité. Il doit voir loin et prévoir. La conquête
du pouvoir est légitime mais elle doit convaincre avant de dénigrer. On le sait
les promesses n’engagent que ceux qui y croient.
Et du bazar organisé
doit sortir un ordre public ferme et consensuel. Ordo ab chao.
mardi 20 janvier 2026
Le droit dans tous ses états
Le droit dans tous ses états
par Christian Fremaux avocat
honoraire
Qui s’y retrouve
dans les décisions en droit tant en France que dans l’ordre
international ? Concernant notre budget applicable après des discussions
parlementaires lamentables de marchands de tapis-sous prétexte de défendre les Français
et pas les postes de parlementaires qui font vivre nos excellences- on a hésité
entre l’article 49.3 de la Constitution et des ordonnances de l’article 47 que
l’on n’a jamais utilisé sous la Vème république. On n’y arrive déjà pas en
suivant ce qui est classique mais on voulait se payer le luxe de faire de
l’inédit pendant que la dette poursuit son bonhomme de chemin vers la faillite
déclarée. Les juristes se régalent et coupent les cheveux en quatre . On est
inondé par des flots d’analyses verbales par des prétendus experts qui ne
disent que leur vérité supposée sinon partiale. Sans aucune légitimité. Ils
noient le poisson c’est-à- dire le citoyen. Les chaines en continu persistent
tous les jours à saouler .Et l’article maudit revient. Tout ça pour ça.
Le président
Trump a déclaré que les barrières ou interdits connus de l’ordre public
international hérité de 1945 et des institutions censées garantir la paix qui
sont moribondes , sont sa propre morale .Ne parlons pas de ses
opinions philosophiques proches du deal. Ou d’humanisme et de solidarité c’est
trop compliqué .Chacun a sa personnalité, certains l’ont déroutante. Donc
possiblement dangereuse. Va- t -on
notamment assister à un match Otan -USA contre Otan-Union européenne sur une
terre glacée avec un sous-sol riche? Les empires s’échauffent et font un tour
de piste aussi à Kiev et à Taiwan .Il y a un nouvel ordre mondial. Et un
nouveau droit international public à créer. Pas à acheter. Ni être la conséquence
de chantages.
Tout le
monde va en faire autant moi le premier. Sera légal ce qui est conforme
à mes convictions et mes intérêts. Par exemple que je ne paie plus ni impôts
ni taxes en profitant cependant gratuitement de tous les services publics et
que l’on satisfasse mes caprices .La Constitution et la loi vont être à option.
Le général Pierre de Villiers après sa démission/licenciement pour faute grave
a eu le tort d’avoir raison trop tôt. Et l’insolent insiste. Il indique
qu’on est dans le droit de la force. François Mitterrand dénonçait un coup
d’Etat permanent ce qui était prémonitoire avec le chaos actuel et avait parlé
de la force injuste de la loi quand cela l’arrangeait pour parvenir au pouvoir.
Après son élection il a oublié. Concepts que les rebelles et désobéisseurs
professionnels utilisent à leurs profits y compris à l’Assemblée nationale
et dans les déclarations lunaires de certains militants. Le grand intellectuel
le sapeur Camember disait que lorsqu’on a franchi les bornes il n’y a plus de
limites.
En France on
ne cesse de parler de l’état de droit qu’on enferme uniquement dans la Justice.
Celle -ci est un monument en péril .Même les magistrats tirent la sonnette
d’alarme en avouant qu’ils ne peuvent plus juger dans des délais acceptables et
qu’ils vont devoir libérer des criminels. Puis des terroristes car c’est la
loi. Au secours : les victimes, les justiciables et les citoyens
s’inquiètent. Les délais pour les affaires civiles, sociales et personnelles
n’ont plus de durée affichée. Selon la convention européenne des droits de l
’homme on a droit à un procès équitable -hors du mur des cons et les procès
médiatiques en cours où l’on doute de l’impartialité des juges- et dans un délai
raisonnable. C’est Dalida qui chantait «des mots encore des mots ».
En
démocratie l’état de droit c’est aussi la séparation des pouvoirs avec un
parlement qui fonctionne sans viser exclusivement la réélection de ses
membres .Avec des contre-pouvoirs notamment les médias qui devraient être
neutres au moins dans la présentation des faits , la liberté d’expression
permettant toutes les opinions, la conquête du pouvoir et le droit de critique
y compris dans le domaine spirituel . S’ajoutent des élections libres sans ingérence
ni de l’étranger ni de groupes ou de communautés internes qui luttent contre
nos valeurs. Et veulent imposer leurs règles et modes de vie cultuels ou
culturels selon une distinction byzantine. La République est tolérante,
généreuse et fraternelle , accueillante ,mais ne peut adopter des mesures ou
pratiques qui la condamnent .De même pour notre souveraineté dans tous les
domaines qui ne peut nous être confisquée par des juridictions externes ou des
institutions dans lesquels la voix de la France n’est plus entendue .Ou avec un
sonotone qui déforme les refus. C’est
aussi l’intérêt général qui n’est pas la somme des revendications de minorités
ou de personnes n’ayant rien à faire sur le territoire. Il faut ressusciter la
nation qui définit les droits et les devoirs et n’est l’ ennemie de personne
pour faire l’union et éviter toutes les divisions qui apportent la haine de
l’autre. La vie est un compromis. Entre le bien et le mal et surtout entre le
mieux et le meilleur. Il faut savoir que l’on n’a pas raison tout seul et
qu’on ne peut tout obtenir sans rien donner. La société exige que l’on ne reste
pas dans sa tour d’ivoire à se lamenter sans rien faire et juger les autres, mais
que l’on agisse à son niveau ,avec ses moyens et sa réflexion.
Quand on dit
« je suis dans tous mes états... » c’est que quelque chose de grave
est arrivée, a choqué et nous bouleverse dans le contexte éclaté. Tous les
jours il y a une situation invraisemblable mais parfois prévisible tant les décisions
vitales ne sont pas prises. De peur de mécontenter qui, on ne sait pas ? Ou
plutôt on le devine mais on manque de courage .Ce sera peut- être
trop tard quand on se réveillera.
Si vis pacem
para bellum. On ne peut négocier que si on est en position de force. Et qu’on est
capable de régler nos conflits internes. Sinon on gesticule . On ne doit avoir
peur de rien ni personne chez nous. Il faut de la fermeté pour s’opposer à
ceux qui veulent faire table rase. Le pouvoir
du verbe ne va pas très loin sans action. Le droit qui est le résultat de la
loi votée par la diversité du parlement est le seul moyen, tout en convainquant
le plus possible la majorité des citoyens voire ceux qui prônent un autre chemin
plus radical. Une mosaïque est par nature fragile. Il faut obtenir un consensus
au moins sur les valeurs cardinales et républicaines de la France. Avec des
institutions fortes qui renforcent notre identité, la justice et l’égalité, l’ouverture aux
autres, même si on exige de la réciprocité. Ou un peu de reconnaissance. Et la
liberté qui a des contraintes. La Justice les a fixées. Nous sommes malades de
notre état de droit. Il faut le soigner en le renforçant et en l’adaptant
aux menaces nouvelles. Ce n’est pas de l’autoritarisme. Ce sont des soins
palliatifs avant la fin. Aux élus responsables de jouer.
mardi 6 janvier 2026
Ethique de conviction et celle de responsabilité
Ethique de conviction et celle de responsabilité
Par Christian Fremaux
avocat honoraire
C’est entendu
c’est un scandale, un enlèvement, une violation flagrante du droit international.
M. Trump qui se croit investi d’une puissance illimitée pour faire ce qui lui
parait être le bien pour les USA d’abord, n’aurait pas dû envoyer ses commandos
au Venezuela pour s’emparer manu militari du chef de l’Etat très controversé
Nicolas Maduro, en bénéficiant peut être de complicités internes ? M. Maduro
(in)digne successeur du pittoresque bien que très autoritaire Hugo Chavez lui-
même ami de notre lider maximo M. Mélenchon qui s’étrangle de rage car son modèle
est prisonnier. Quelle horreur, sans se préoccuper si ledit Nicolas n’était pas
un peu dictateur ce que le monde admet et si le peuple vénézuélien est
content ou non alors que la politique dite progressiste et ouvertement
anti-occidentale a conduit à la ruine du pays malgré des ressources
pétrolières parmi les plus importantes de la planète. Une idéologie mène
toujours à la faillite et à la répression selon moi. Avec l’exil de ceux et
celles qui veulent sauver les meubles c‘est à dire leurs peaux. Il va de
soi que M. Trump ne peut imposer ses choix capitalistiques pour aider d’une main
et engranger les bénéfices de l’autre. Il y a des limites au cynisme. Un
pays n’est pas une poire pour la soif. Ni une paillasse sur laquelle on
essuie ses pieds boueux. La personnalité de Donald est inquiétante même si en bousculant
les usages il obtient des résultats. Durables ou non ? Car l’homme est imprévisible sinon contradictoire.
Dans le monde des relations internationales on a besoin que les textes soient respectés
et que les comportements soient constants et de préférence plutôt sûrs. Si on
veut de la stabilité.
M. Trump s’est
passé de l’accord de son congrès pour éviter les fuites . Il va en répondre. En suivant en direct l’opération militaire spéciale
à la télévision, il a copié M. Obama qui avait fait pourchasser et exécuter
M. Ben Laden dont le corps a été immergé en mer d’Arabie pour éviter qu’une
tombe devienne un lieu de pèlerinage. Ce que le monde avait applaudi
globalement. Un terroriste ne mérite aucune considération ni en droit ni
humaine. Seul le Mossad avait su récupérer d’anciens nazis au bout de la terre.
Sans demander l’autorisation à personne et encore moins aux institutions
internationales. On se rappelle par la France et des alliés respectueux du
droit et de la moralité sinon l’humanisme de la traque de M. Khadafi et des
images télévisées .A l’époque les juristes éminents et les âmes sensibles
ne s’étaient pas vraiment offusqués. Ni les défenseurs des droits de l’homme.
Naturellement
le signal envoyé par M.Trump est dangereux : l’Iran devrait-elle se
méfier ? Et M. Poutine pourrait réfléchir à ne pas vouloir faire disparaitre
l’Ukraine. L’Europe doit prendre ses précautions et ne compter que sur elle-même. De
même que la Chine doit modérer ses ambitions sur Taïwan. L’apprenti sorcier
qu’est le chef de l’Etat pour encore deux ans aux Usa n’a-t-il pas ouvert
la boite de pandore ?
Faut-il parler des vues des USA sur le Canada,
sur le Groenland et sur le canal de Panama ?M. Trump n’a pas reçu un mandat officiel par l’Onu
pour recréer un impérialisme américain ou occidental alors qu’il prétend
ne pas vouloir être le gendarme du monde et que ce qui l’intéresse c’est le
business et la grandeur de son pays -entendue comme le pouvoir du dollar- pour
que les boys retrouvent un niveau d’achat confortable. A le mélanger avec les
valeurs de principe de l’humanité, on
s’y perd.
Comme tout
criminel présumé M. Maduro aura droit à un procès à l’américaine avec
preuves des crimes reprochés, témoins, droits de la défense, avocats et médias de partout.
Il pourra se taire , se prétendre innocent et protester pour l’emploi de la force contre la
faible victime qu’il est, demander le respect du droit international ou expliquer
que les bienfaits de sa politique de pauvreté déficitaire est un atout à imiter
qui a été entravé par les manœuvres et le sabotage du géant américain qui
voulait l’asservir et mettre son peuple en esclavage .Puis demander sa remise en
liberté. Le show sera permanent.
Une fois
qu’on se sera époumoné contre l’odieux « fasciste »va-t’en guerre
qu’est M. Trump ; que l’ONU-malgré le veto des Usa au conseil de
sécurité- aura avec précautions oratoires dénoncé le coup de force du sheriff ;
que LFI se sera roulée par terre pour huer un comportement illégal avec des
larmes de crocrodile ; que la CPI Cour pénale internationale aura engagé
des poursuites bien que les USA comme Israël ou la Russie ne reconnaissent pas
sa compétence, que se passera -t -il ? Devons- nous être hypocrites
et ne pas admettre la réalité donc la responsabilité collective. La liberté
d’un peuple accablé par son ou ses leaders et son droit à l’existence
tranquille et monnayable pour survivre est -elle à géométrie variable ?
N’y a -t -il pas un devoir à assistance d’individus en danger ? Jadis
on a connu le devoir d’ingérence. Faut-il ne rien faire quand on sait ?Surtout
quand un Etat facilite le narco trafic sinon en profite ?Le
Général de Gaulle disait que les Etats n’ont pas d’amis mais des intérêts.
Max Weber a
théorisé l’éthique de conviction et celle de responsabilité. Il a posé le problème
de la distance entre le réel et l’idéal et conclu que l’action sert à trancher .Il
a indiqué que les qualités que doivent posséder les hommes politiques pour être
à la hauteur des évènements sont la passion, le sentiment de responsabilité et le
coup d’œil. J’ajoute que le courage va
de soi. Dans le domaine interne aussi quand le déni produit les effets néfastes
que l’on constate. La morale est indispensable mais elle ne résiste pas à
l’utilité et les deux ne sont pas incompatibles .Reculer sans cesse nuit.
L’ordre
mondial d’après- guerre n’est plus. Les vainqueurs sont flageolants .Les
états de droit et leurs valeurs universelles paradoxalement les fragilisent
surtout si les USA donnent un exemple parfois incompris ou lamentable dans la
méthode. Certains en profitent c’est le comble. De ceux qui se croient encore
puissants ou tout permis on stigmatise leurs faiblesses structurelles ou au contraire
leur hégémonie intrusive qui n’a plus de sens. Ils vont être débordés par la démographie
et la volonté de revanche.
