jeudi 24 septembre 2026

Le cercle des poètes disparus

 

                                    Le cercle des poètes disparus

                     Par Christian Fremaux avocat honoraire

La poésie classique qui fait appel aux sentiments nobles voire romantiques ne fait plus recette. On est dans le drame , dans le tragique quand on écoute ceux et celles qui nous ont gouverné et conduit dans le mur ou aspirent à prendre les rênes. Dans une mission impossible qui consiste à ne mécontenter personne mais que tout le monde fournisse des efforts. Au nom des grands principes : justice sociale et fiscale, redistribution, combattre les inégalités, la dette...Mais il y a encore des rêveurs ou des utopistes.

 Les très nombreux candidats à l’élection présidentielle regorgent d’idées qui sont globalement constantes dans tous les camps : des impôts et des taxes en divergeant sur quelle catégorie sociale doit les supporter ; des économies cosmétiques car la dépense publique est quasi  sanctuarisée pour des raisons discutables sinon idéologiques ;  des mesures matérielles d’urgence dans une conjoncture qui pique .Mais rien qui réforme en profondeur l’Etat, qui redonne du pouvoir local et de la proximité que réclament les citoyens .Et aucune  proposition qui fournirait la facture à ceux qui sont responsables du désastre ou de la fraude. Ou aux démagogues qui encouragent les difficultés de fait par leurs choix séparatistes et la clientèle électorale qui est visée.

 S’y ajoute une absence totale de cap donc d’espoirs,  d’objectifs à atteindre dans l’avenir pour donner un sens éthique aux citoyens qui conforte l’intérêt général et provoque l’union au-delà des différences. Un projet uniquement comptable n’enthousiasme pas. Les principes comptent. On nous demande de voter la confiance. Les citoyens sont désabusés et très circonspects car on ne rase jamais gratis.  

Tant qu’ à faire des sacrifices qu’on les fasse pour du vrai mieux :des services publics performants, une économie qui produit de la richesse, de la solidarité avec ceux et celles qui ayant travaillé et cotisé doivent pouvoir vivre de leur travail ou de leur retraite. Et des actions sur le plan extérieur qui font consensus et renforcent le pacte républicain et nos valeurs universelles. La campagne doit servir à retrouver l’apaisement et la compréhension entre les uns et les autres même si on n’est pas d’accord sur le fond. On n’a jamais raison tout seul il faut accepter les compromis. On appelle cela de la démocratie. Vœu pieux ? Et si on essayait ? 

 Puisque les caisses sont vides et que pas un domaine ne fonctionne bien , on part d’une feuille blanche. C’est le moment d’innover.  Sans pour autant se référer comme un mantra au conseil national de la résistance de 1943 quelque peu dépassé. L’époque a changé. On ne sort plus de la guerre contre les nazis ou du fascisme mussolinien et les purges de Staline sont loin. Nous ne sommes pas responsables du passé qu’il faut éviter d’invoquer pour tout ou rien. Mais surtout il faut faire en sorte qu’il ne revienne plus. Et ne pas semer les conditions de sa renaissance par de l’exaspération et des décisions arbitraires et démagogiques. Il faut faire du neuf et prévoir d’interroger les Français en dehors des échéances électorales pour leur demander plus souvent leur avis sur un sujet important. La liberté d’expression va au-delà des oukazes de la cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg . Pour un peuple souverain il est légitime qu’il puisse s’exprimer. L’état de droit ne peut être un obstacle. Ou une interdiction.  Il protège ce qui implique qu’il doit aussi s’adapter.    

Attendons la suite de la campagne. Et les suggestions d’autres candidats.

J’ai regardé mercredi soir 23 septembre le débat de la primaire ouverte entre les prétendants à l’investiture présidentielle pour la gauche sociale-démocrate ou républicaine. Je n’écris pas humaniste car l’humanisme n’a pas de frontières et n’est le monopole d’aucun camp. A droite et au centre aussi il y a des humanistes.

Ils étaient cinq à comparaitre devant le tribunal de l’opinion. Trois mousquetaires qui étaient quatre plus Milady représentée par Mme Ségolène Royal. Celle- ci professeur émérite spécialiste de tout était la statue du commandeur vêtue de rouge et a demandé qu’on ne déforme pas ses propos. Lesquels ?  Car elle en a tenu beaucoup et s’est abondamment contredit dans sa longue carrière. A sa droite comme à sa gauche il y avait deux hommes en costumes - cravates dont M. Gluksmann que Mme Royal , en toute camaraderie,  avait qualifié de stagiaire. 

Manquait un candidat le jeune député socialiste Philippe Brun qui n’avait pas eu le droit de candidater le dernier jour à minuit moins cinq (mais lui n’est pas le docteur Schweitzer) en raison d’un signalement pour violence à la façon Me-too. Vive la présomption d’innocence. Cela m’a rappelé la partie de cartes dans le film César de Marcel Pagnol où l’acteur Raimu joue contre M. Brun . Il dit à son partenaire : « il me fend le cœur ... et toi... ».Son partenaire joue alors cœur et on rit de la mauvaise foi. Le député M. Brun a perdu avant de commencer. Il a dû pleurer de rage.  La politique n’est pas un monde de poètes disparus. Ni obscur comme Stéphane Mallarmé ni lyrique comme Lamartine. Et n’est pas Victor Hugo qui veut. Le débat entre pragmatisme et valeurs républicaines bousculées par les affaires du monde en feu ,fut de bonne tenue. Il s’est tendu quand on a demandé qui acceptait de s’allier avec M. Mélenchon ? Qui comme le poète André Chenier propose : « sur des pensers nouveaux faisons des vers antiques ». Les réponses furent différentes et on s’anima,  sans s’insulter cela aurait fait mauvais genre. Mais en n’en pensant pas moins.  

 Je me réjouis de l’organisation de cette confrontation d’opinions, même si on ne partage pas les analyses, les diagnostics et les solutions. Tous ont été d’accord pour que le cercle des électeurs abstentionnistes se rétrécisse. Les politiques ,ces poètes modernes doivent donc écrire des vers concrets c’est-à-dire un programme lisible et crédible.  Je n’ai pas à me prononcer pour donner des notes. N’étant ni footballeur ni judoka de haut niveau je ne veux influencer personne. Ceux qui vont voter feront leur choix.

Il en sera de même quand la droite et le centre voudront un rassemblement sans primaire officielle. On dit que c’est le cercle de la Raison. Seul capable d’éliminer les extrêmes (soit près de 50 % de gauche comme de droite d’électeurs ! est-ce bien démocratique ?). Et la même question se posera. Alliance ou non avec Mme Le Pen ?

mardi 15 septembre 2026

FAUT-IL DES LOIS

 

                                   FAUT-IL DES LOIS 

                           Par Christian Fremaux avocat honoraire

Si les lois positives c’est-à-dire celles votées après débats publics par le parlement n’existaient pas ce serait la bataille sans règles de la jungle. A la vie à la mort. Le plus fort l’emporterait. Certains comme les lanceurs d’alerte qui n’ont pas la science infuse soutiennent qu’il y a des lois dites « naturelles » qui n’ont pas besoin d’être écrites puisqu’elles vont de soi (théorie de Hobbes). « J’ai raison sur tel ou tel sujet donc ce que je fais est légitime. Pas légal car c’est contraire à la loi mais ma bonne foi me permet d’agir comme je le souhaite.  Je veux avoir raison contre les plus nombreux ». Les exemples contemporains sont légion .Souvent en utilisant le concept de la désobéissance civile détourné de son sens originel.

Pourquoi légifère- t -on ? A quoi sert une loi ? A-t-on besoin d’un texte qui restreint des libertés ou les hiérarchise, ou qui aménage une activité ? Et qui sanctionne ceux qui y dérogent ? Pour répondre à la question il faut d’abord s’interroger sur la nature de l’homme. Croit-on comme J.J. Rousseau que l’Homme est né bon sauvage et que c’est la société qui le pervertit ?  Ou est-on plutôt du côté de Voltaire qui pense que la nature de l’homme n’est pas d’être un primitif idéal mais une condition perfectible façonnée par la raison et le progrès ? L’homme est -il un loup pour l’homme ?  Selon la réponse,  la portée de la loi varie. D’où les contradictions violentes.

Si on affirme que seuls nos idées et croyances sont la vérité , il n’est pas nécessaire de créer des lois qui vont être par définition liberticides, puisqu’elles empêchent l’individu de vivre à sa guise, sans tenir compte des autres.

La démocratie n’est pas l’anarchie où chacun fait ce qui lui plait quand il veut. Pour qu’une organisation fonctionne il faut des limites et des arbitres avec des contraintes. L’Etat de droit ( Montesquieu en est l’ordinateur pour combattre l’état de nature menant à l’état de guerre) dont on se gargarise de nos jours exige une séparation des pouvoirs (donc une loi fondamentale votée par le peuple) ; des élections libres ( avec une loi définie par avance sans faire peser en permanence l’existence de prétendues ingérences qu’on ne décrit pas ou ne prouve pas ) ; et des juges qui pour exister se fondent sur des textes écrits préalablement. Ils interprètent les lois, passées au crible de contrepouvoirs et après discussions.  Sans avoir à rendre de comptes à personne, d’où les remous actuels sur la Justice.  

La loi apporte donc un espace de liberté puisque si on ne déborde pas du cadre on peut jouir de ses droits sans problème

La loi n’est pas le barreau d’une prison. Pour aller au frais carcéral (sauf en matière de finance et de politique ) il faut ne pas avoir respecté soit l’intégrité d’un humain soit avoir enfreint une règle édictée dans l’intérêt général. Et avoir fait fort. On dit que les juges sont indulgents pour des catégories de délinquants car la loi est laxiste ? Or la société a le droit de se protéger et de punir ceux qui dévient. On a compris que la vision de la détention qui permet la rédemption et la réinsertion a du plomb dans l’aile : les victimes ont des droits et à juste titre n’acceptent plus la quasi-impunité qui régnerait et veulent se faire entendre. La loi est faite au nom du peuple français et les jugements et arrêts rendus aussi. Le citoyen qui vote en veut pour son bulletin.

Les lois n’enferment pas. Si elles sont courtes et bien rédigées.  Elles permettent d’exercer ses prérogatives validées par la société qui fluctue et évolue selon l’état d’esprit et la conjoncture. Une maison a des fondations. Si on les détruit le bâtiment s’effondre. Une société doit aussi avoir des piliers. Il faut les renforcer en permanence et en bâtir d’autres .S’il y a un mouvement de terrain elles doivent résister. 

Doivent s’y ajouter des valeurs (Liberté, Egalité, Fraternité , Laïcité dont le contenu n’est pas compris de la même manière par tout le monde) . Si on ne croit plus en rien tout peut arriver. On n’est pas dans le domaine du religieux mais dans celui du spirituel et de l’identité. Si on pense que la République est dépassée -au profit de quel système ? - ; si on estime que les lois sont injustes parce que telle minorité politique n’est pas d’accord ou choquée ; si on est persuadé que les juges ne sont pas impartiaux mais qu’ils prennent des décisions de classe (ce qui est vrai pour une infime minorité bruyante), alors le pacte social n’existe plus et on ouvre la porte à toutes les aventures.

Sans oublier qu’il y a des devoirs, grands oubliés des temps modernes. La liberté doit se nourrir de contreparties et d’obligations. L’excès de libertés peut tuer la liberté. L’Etat ou la bureaucratie anonyme ne cesse d’imposer des réglementations. Est-ce que cela va mieux pour autant ? C’est la lourdeur de l’étatisme et des normes qui tue la liberté.

Je préfère un vif débat public les uns contre les autres, sur leurs programmes, sur leurs intentions, plutôt qu’un concours d’invectives et de menaces. Tout n’est pas du racisme ou du fascisme. Tout n’est pas du collectivisme et de la chasse aux sorcières. Interdire par la loi n’est pas la solution. Les idées demeurent et il faut convaincre. La loi n’est pas la panacée. Mais elle est nécessaire. Il n’y a pas de solution miracle car l ‘Homme est ce qu’il est. On ne peut nier la réalité. Il appartient aux gens de bonne volonté de montrer le chemin et plaider sans cesse que la haine n’apporte et ne résout rien. Albert Camus a écrit qu’il faut imaginer Sisyphe heureux.

Dans le même pays il y a des concurrents et des adversaires mais pas d’ennemis. Pour que la société fonctionne dans l’harmonie il faut donc des lois. Mais pas des lois de circonstances à chaque fois qu’il y a un fait divers. Ou mémorielles pour remuer le couteau dans la plaie, sans fin. Ou pour désigner un bouc émissaire, le faire taire. Trop de lois tue la loi. Des lois qui globalement doivent donner un sens au peuple (d’où qu’il vienne) et une vision d’avenir. Il faut donc élire des législateurs et non des militants qui dépassent leurs partis et leurs petits intérêts. Vaste programme actuellement aurait dit le général de Gaulle. A l’électeur de bien choisir son représentant.  

La loi libère si elle porte en elle un espoir pour la société. Et donc pour l’être humain. Celui-ci doit en tirer avantage s’il la respecte. La loi n’est pas un pénitencier mais un garde -corps. Elle protège celui qui est attaqué. Et permet l’offensive. Un obstacle serait-il légal se change s’il est le symbole d’une injustice. Ou d’une impuissance régalienne.  

       

jeudi 10 septembre 2026

Changer d’avis est-ce mentir ?

 

                                             Changer d’avis est-ce mentir ?

                         Par Christian Fremaux avocat honoraire

Il va falloir s’y habituer si ce n’est déjà le cas. D’ici la fin de la campagne présidentielle on va entendre tout et son contraire, prendre en flagrant délit des candidat-e-s qui vont dire qu’ils n’ont jamais dit cela ,que leurs propos sont déformés ou sortis du contexte, que c’est l’adversaire qui raconte n’importe quoi. On va tenter de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Avec les technologies nouvelles on va atteindre des sommets. Le citoyen va devoir démêler le vrai du faux et avoir son propre bon sens pour boussole car l’électeur n’est ni candide ni idiot. Il est parfois supérieur intellectuellement et moralement aux prétendues élites qui donnent des leçons. Être élu n’est pas avoir la science infuse. Si les politiques détenaient la vérité on le saurait depuis des lustres.

Chaque prétendant veut avoir le beau rôle quel que soit le sujet l C’est une posture car pour le fond on sait qu’on est incapable de changer seul les choses. Nos politiques sont des danseurs de tango un pas en avant et deux en arrière. Au son d’un grand orchestre cacophonique. Ça ne les gêne pas de revenir sur ce qu’ils avaient affirmé il y a des mois ou années avec force. Pour se faire élire. C’est vrai qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Mais comment avoir confiance sur le long terme dans les propositions des candidat-e-s ?  S’ils revariaient ? « C’est le vent qui tourne, pas les girouettes » a dit une personnalité à l’époque radicale-centriste (oxymore).  

A l’instar de ce qui existerait au Pays de Galles,  Mme Tondelier cheffe des verts veut une loi qui interdirait le mensonge sous peine de prison et d’inéligibilité à vie. Il risque de ne plus y avoir beaucoup d’élus au parlement même si les promesses n’engagent que ceux qui y croient !  Un engagement de campagne présumé ou devenu faux et tenu sur une estrade ou à la télévision est- il un mensonge ? Mme Tondelier pense -t -elle sincèrement que cette proposition est attendue par les Français et déterminante pour l’élection présidentielle ? Si elle n’a que cela dans sa besace c’est léger ! Les électeurs aiment les joutes verbales et attendent le grand débat du 2ème tour où personne n’est dupe. On sait que certains voire tous mentent ou expliquent leurs vérités, avec des promesses qui souvent restent lettres mortes . La pureté n’est pas une règle électorale. Et on n’a pas oublié où conduit le puritanisme.  

 Mme Tondelier veut que ce soit la Justice qui décide. Mais d’abord il faut un écrit validé par le conseil constitutionnel qui définisse la Vérité parfaite et indiscutable.  Car pas de condamnation sans texte . Ensuite il doit y avoir une plainte, de qui ? et un débat contradictoire avec le procureur qui doit prouver l’infraction et les droits de la défense. Les avocats plaident toujours la vérité de leurs clients. Qui sera victime partie civile : le peuple ?  Enfin les juges du siège trancheront. Or on connait le débat sur la justice à l’heure actuelle : que fait-on des magistrats engagés du syndicat de la magistrature ou des bâtisseurs du mur des cons ?  En raison des délais contentieux très longs la vérité judiciaire serait prononcée après un certain temps avec des recours possibles.

En outre avec l’IA il faudrait un robot pour vérifier les informations et les fake news qui prolifèrent avec des ingérences diverses qui sont difficiles à débusquer. La Vérité est de l’ordre philosophique. Socrate disait « je ne sais qu’une chose c’est que je ne sais rien ». Tout le reste est considération matérielle et point de vue subjectif ,les experts n’ayant pas la parole sacrée. Le chef de l’Etat est élu pour trouver des compromis entre des certitudes et des croyances et suggérer des politiques consensuelles pour rassembler et qui font progresser tous les citoyens et le pays. Une prétendue vérité factuelle ne fera pas le printemps de 2027. En 1981 le président de l’espoir François Mitterrand avait été élu avec un calendrier socialement et écologiquement progressiste. En 1983 ce fut le tournant de la rigueur. L’homme politique a- t- il menti ?  A bon entendeur salut.   

Mme Tondelier a donc perdu une bonne occasion de se taire. Avec Mme Sandrine Rousseau qu’elle se rende en Iran ou encore mieux en Afghanistan pour porter la bonne parole aux femmes martyrisées. Elle y trouvera le ministère de la promotion de la vertu et de la répression du vice. Donc de la vérité coranique interprétée par les talibans. Elle y prendra une leçon de liberté d’expression et de vivre. Et elle y prônera l’écologie dé-constructive. Sa participation dans l’élection présidentielle est bienvenue mais qu’elle traite de problèmes de sa compétence.

 M. Mélenchon a le mérite de la franchise. Il a été longtemps laïcard. La laïcité est une liberté de conscience et de s’habiller comme on veut dans l’espace privé. On peut déambuler en abaya et en voile chez soi ou à la mosquée.  Mais pas à l’école par exemple.  Dans les services publics la neutralité des institutions exige qu’on ne se distingue pas par le port de signes ou tenues ostensiblement religieux. Toute confession étant dans ce cas. L’Etat laïc selon la Constitution qui représente le peuple en son entier et pas une communauté en particulier n’a rien contre une croyance donnée. Il protège aussi ceux qui ne croient en rien et peuvent être choqués par un accoutrement spécifique. Dans la rue la burqa est interdite par une loi de 2010. Des pays musulmans sont très rigoureux pour ne pas tolérer un voile ou un bout de tissu sur la tête comme le minimise M. Mélenchon. Il sait que cela divise les Français mais il s’en moque puisqu’il a toujours la solution. S’il devenait Président adieu l’union de la nation.

M. Mélenchon a changé d’avis ce qui est son droit. Il a rencontré des gens (qui, combien ? ) mais pas Dieu,  et il est désormais convaincu que la bataille du voile et de l’abaya dans l’espace public est grotesque et discriminatoire. Et que c’est trop tard pour légiférer. Notons que quelques personnalités de droite baissent aussi les bras. On recule donc avant même d’avoir combattu ! Mme Tondelier ne l’accuse pas de mensonge - pour ses positions passées et sa candeur apparente d’aujourd’hui - puisqu’il se justifie en disant qu’il est de bonne foi. Être de bonne foi suffit donc pour la Vérité du jour. Que tout le monde se le dise, jusqu’à la droite effarouchée.  

Orson Welles a filmé « vérité et mensonge ».Edgar Faure ancien président du conseil a écrit dans ses mémoires « C’est un grand tort d’avoir toujours raison ». Faut-il être comme Janus en politique et être opportunément à géométrie variable si on veut réussir ?  Le prochain président/e sera-t-il celui ou celle qui a transformé le mensonge en vérité ou l’inverse ?  Nul n’est parfait. L’électeur subira. L’Etat de droit aussi.      

 

vendredi 4 septembre 2026

Riche ou pauvre that is the question

 

                 Riche ou pauvre that is the question

           Par Christian Fremaux avocat honoraire

Après 5 ans d’études de droit à plein temps plus un stage obligatoire chichement rémunéré de 3 ans pour devenir avocat  alors que la première crise pétrolière de 1973-74 commençait et ensuite 43 ans de barreau très actif avec les responsabilités et la charge mentale sinon physique qui va avec ; en y ajoutant des mandats d’élu local dans l’Oise et des fonctions de conseiller prud’homme fondamentales dans le monde actuel du travail et qui se sont terminées début 2026, j’ai pris ma retraite effective et  me suis interrogé.

Ai-je droit à la paresse comme le revendique l’inénarrable députée écologiste Mme Sandrine Rousseau et ainsi buller sans participer à l’effort collectif même si je suis  « has been » c’est-à-dire largement senior selon l’ambiance empathique actuelle ? Ou dois -je poursuivre une activité à mon rythme avec ce que je sais issu de mes échecs et de mes réussites et ne pas décider tout de suite si je devrais être ou non au ciel pour réduire les déficits ? Je calculerai dans mon intérêt ma fin de vie tout seul ! Vive la loi.

J’ai choisi de continuer par des conseils et des conférences dont la modeste rétribution ne m’apporte pas un sou de plus pour ma retraite mais qui est amputée de charges sociales diverses qui profitent aux générations montantes qui réclament plus et ne veulent pas continuer le pacte social d’après-guerre intergénérationnel. On évoque le conseil national de la résistance de 1943 à l’heure de l’IA. Ça nous rajeunit.

J’ai compris à force d’écouter ceux et celles qui nous ont gouverné depuis des années sans avoir à répondre de leurs erreurs sauf moralement ou s’excuser. Les optimistes verbaux sont toute honte bue sur la ligne de départ. C’est retour vers le futur.  Attendons l’élagage ou qu’ils lâchent prise comme la noix de coco tombe de l’arbre. Ils veulent rempiler car désormais ils savent .On va échapper à la faillite qu’ils ont construite avec l’approbation des citoyens, soyons honnêtes. On s’agrippe à l’Etat providence qui a perdu ses dents de dinosaure régalien. On veut faire du neuf avec du vieux. Sans remise globale nécessaire. Les candidats pour 2027 sont pensionnaires d’ un Ehpad politique, tous.  Les propositions sont décoiffantes mais il faut trouver beaucoup de sous et c’est là que le bât blesse.  Il va falloir faire des mécontents. Toutes catégories confondues. 

Je prédis qu’on va choisir de prendre dans la poche des possédants pas de réduire le train de vie de l’Etat. Après des débats parlementaires homériques la plupart des élus nationaux étant peu ou prou étatistes. Avec le principe de précaution posé en dogme qui interdit toute initiative ou audace. Pourtant les Français plébiscitent la liberté qui aurait même valeur que l’égalité. A vérifier. Sans égalitarisme qui est une plaie. En France on n’aime pas les réussites ni les riches minoritaires sans déterminer à quel niveau la richesse indigne se situe et si l’ aisance est le fruit du travail , du talent ou de l’exploitation des salariés ou un vol, serait-il en profitant des deniers publics. Je n’aborde pas l’héritage qui est discuté par ceux qui n’ont rien fait pour constituer un patrimoine ou pas la possibilité malgré leurs efforts ce qui n’est pas juste. Ou qui ont eu des ascendants dépensiers ou pas suffisamment prudents : c’est un débat de société. Mais on n’a pas à faire payer l’impéritie des autres. Et on doit respecter nos prédécesseurs qui se sont sacrifiés pour leurs enfants. On pose comme postulat qu’un retraité est privilégié sans même savoir comment il a constitué ses revenus .C’est pathétique et intellectuellement minable. L’idéologie aveugle tue.

Le Titanic flotte encore mais on n‘arrive pas à se mettre d’accord pour utiliser les moyens pour contourner l‘obstacle dont les dangers sont connus. Notamment les économies sur les dépenses publiques puisque rien ne marche malgré l’argent qui est dilapidé. Les solutions sont dans les rapports savants dont une cure de minceur pour l’Etat qui ne peut plus être providence et accueillir toute la misère du monde. A un moment le gâteau n’est plus assez grand pour nourrir tous les nécessiteux réels ou supposés.

 J’avais décidé d’être millionnaire en créant en France objectif osé et délirant pour ceux qui sont délocalisés fiscalement parlant, une start-up dans ma cave puis en levant des fonds de devenir rapidement milliardaire. Les emplois auraient ruisselé et peut-être que la bureaucratie et les syndicats auraient dit merci .Mais après ce que l’on entend et l’on est qu’au début de la campagne présidentielle, je change d’avis .Je ne veux pas être un nuisible et un profiteur même si je n’ai pas fait ma carrière dans la haute fonction publique en cumulant les missions de haut fonctionnaire peu occupé plus des mandats électoraux de maire et élu national puis ministre, 1er ministre et président de la République. Ce qui donne des retraites de riches mais venant de l’intérêt général. J’avoue que j’ai choisi le secteur privé avec de l’argent non pur mais qu’à 50 ans je ne me suis pas offert une rolex. Je suis un raté et maintenant je suis catalogué comme ennemi des actifs et du budget de l’Etat !

J’ai donc décidé de devenir pauvre en tous les cas sous les niveaux qui sont évoqués dans le débat actuel.

J’ai soutenu pendant des années des incapables et des incompétents qui nous ont ruiné. Je vais aller voir ce que font les bien-pensants et les démagogues qui ont des solutions faciles.  Je ne vais pas me faire tondre comme un mouton coupable. Je ne sais pas si je vais y arriver car avec le hackage de mes données personnelles on sait tout de moi puisque l’Etat est une passoire. A croiser tous les fichiers la fraude est difficile mais pas impossible on le voit notamment dans le domaine social. J’imagine qu’il faut des stratagèmes, des connaissances administratives, un soutien bienveillant ,le sens de l’esquive, pas de travail permanent et que je tende la main. Il va bien y avoir des ONG subventionnées par nos impôts qui vont m’aider dans ma quête pour obtenir l’asile de non -imposable.

Je pense que je n’irai pas voter en 2027 puisque l’extinction du paupérisme n’est pas à l’ordre du jour. Et un vote de retraité à quoi sert- il ? Il s’efforce de rester en bonne santé et de mal voter. Il coûte cher.  C’est du parasitisme. Place aux jeunes.

 A bas les riches égoïstes et que vivent les pauvres généreux qu’on assigne à résidence. Forcée.   

jeudi 3 septembre 2026

Auto-promotion : pourquoi lire mon livre ?

 


                                Auto-promotion : pourquoi lire mon livre ?

                         Par Christian Fremaux avocat honoraire

Cher lecteur, chère lectrice,

Vous êtes des centaines voire des milliers de fidèles chaque mois depuis des années qui me font l’honneur de lire mes commentaires relativement courts sur l’actualité en général sur fremauxchristian.blogspot.com articles dont la publication est limitée volontairement à Facebook et LinkedIn. Je ne veux pas que ce que j’écris atterrisse n’importe où et fasse l’objet de polémiques inutiles, ce que d’autres font très bien. Je ne suis pas un influenceur qui a le vide pour gloire.  

 Je m’exprime le plus souvent sur des faits divers devenus de société tenant à la politique, à la démocratie, à la bureaucratie, à la justice, à la liberté d’expression...Vous commentez parfois ma vision ce qui est enrichissant car je ne détiens pas la vérité.

Il arrive que mes articles soient aussi publiés dans la presse régionale quotidienne.

J’ai voulu prolonger nos contacts par un livre que j’ai écrit en 2025-2026  « l’Aventure, c’est la vie » paru un peu avant l’été, meurtrier cette année. Avec un livre on a le temps de réfléchir et d’y revenir.  

Sur 350 pages je traite de sujets qui nous concernent tous et feront je l’espère ,la matière de débats positifs lors de la campagne présidentielle pour 2027 qui débute avec des propositions échevelées tous azimuts. J’ai choisi de m’exprimer par des récits indépendants des uns des autres mais qui forment une trame et non dans un roman avec un début intriguant sinon inquiétant et une fin téléguidée. Des centaines d’auteurs et autrices sont maitres en la matière.  Mon héros est un homme ordinaire mais pas totalement. Il fait partie de la masse des citoyens qui comptent plus que les gens dits extraordinaires ou les gagnants dans les livres. Ou les victimes auto-proclamées. Je veux que chaque lecteur puisse s’approprier un fait et en tirer des conséquences s’il le souhaite. Et bâtir son propre avis. Pas celui des médias. 

Après de brèves considérations générales sur l’identité de mon personnage, ses idées et parcours j’ai entremêlé des histoires sur des thèmes récurrents de nos jours. 

 Notamment  j’ai sélectionné arbitrairement :  la violence endémique qui monte et le harcèlement qui se développe ; la pratique judiciaire  avec des dialogues réels et  des procès qui existent et racontent un état d’esprit actuel et non la justice en général dont on connait l’état désastreux ; la ruralité méprisée où vit la grande majorité des citoyens qui n’a rien à voir avec les banlieues éruptives et le centre -ville de Paris où de prétendues élites donnent des leçons de comportement et d’opinion à suivre sans crainte pour leurs portefeuilles et leurs modes de vie. Pour nos agriculteurs j’évoque le salon de l’agriculture et je n’oublie pas la chasse décriée et dans le collimateur des défenseurs des animaux , les humains étant au service de la nature selon certains . Je raconte une tentative pour abattre des éoliennes et l’écologisme déjanté .Il y a aussi un conte sur l’immigration qui est une chance surtout pour ceux qui restent chez eux . Comme pour l’ingérence terme à la mode ,je cite un espion particulièrement maladroit dans la forêt primaire entre la Pologne et la Biélorussie et qui s’occupe des migrants qui sont une marchandise comme une autre . Les bien -pensants sont généreux avec l’argent public et ignorent le sentiment de ceux et celles qui vivent chez eux depuis longtemps. Puisque les armes intéressent des guerres en cours et nos banlieues avec le trafic de drogue, je suggère comment stopper l’entrée en masse d’armement par des circuits peu ordinaires de l’Italie aux Balkans. Je décris un voyage présumé merveilleux en Equateur mais raté pour des personnalités de haut niveau .Et  une histoire farfelue de revenants . Je cite des mineurs délinquants sauvés par l’amour de parents commis d’office . Pour faire sourire je vise le vrai-faux enlèvement de Greta Thunberg qui abandonne désormais l’écologie pour se consacrer par bateau à la défense de la Palestine . Enfin pour terminer sur une note optimiste j’imagine la description d’une ville idéale pour que le fameux vivre- ensemble ne soit pas qu’un slogan et que l’harmonie règne entre les communautés. Malgré ce qu’on voit. On a tous droit à l’utopie.

Je n’ai pas tout raconté car mon modeste personnage n’avoue que partiellement et le fera sous la contrainte. Il est tenu au secret professionnel. J’ai extrapolé, exagéré, inventé quand il le fallait. J’ai éliminé volontairement le glauque ou le sexe ou le crime horrible qui font vendre les livres car je n’aime pas mettre en avant la vie privée et étaler ses malheurs. Nous en avons tous. Et la réalité dépasse hélas la fiction. Les intérêts individuels prévalent sur l’intérêt collectif et on abuse de l’état de droit. Il faut être tolérant avec l’autre: mais il faut être deux pour cela.

La France nous oblige. Nous avons le droit de défendre notre identité et nos modes de vie. Les institutions de la République sont solides et il faut garder l’espoir.  Je n’ai pas écrit un essai de plus pour analyser savamment les comportements et dire ce qu’il faut faire. Sans aucune légitimité. Et les diagnostics sont faits :il faut désormais le courage d’agir.  Je n’ai pas non plus rédigé des mémoires professionnels où l’on affirme qu’on a été le meilleur. Et qu’on le reste.  Je m’efforce à mon niveau par des expériences restituées de contribuer au renouveau nécessaire .

Le démocratie est notre trésor. Chacun d’entre nous fait face aux évènements voulus ou non qui lui sont soumis. Il doit accepter l’inattendu comme le verdict des urnes.  

Mon livre est publié aux éditions L’Harmattan  5/7 rue de l’école polytechnique Paris 5ème www.editions-harmattan.fr

Vous pouvez le commander sur Amazon , la Fnac et dans toutes les librairies qu’il faut faire travailler.

C’est la rentrée littéraire. Comme M. Trump qui s’auto-attribue le prix Nobel de la paix je vise haut mais je suis réaliste. N’est pas Victor Hugo qui veut et on peut ne pas intéresser.  Je compte sur vous. Montrez que le livre a un avenir.

Cordialement et livresquement. Christian Fremaux.

Un futur coup d’Etat ? Désobéissance civile et démocratie

 

  Un futur coup d’Etat ? Désobéissance civile et démocratie

                            Par Christian Fremaux avocat honoraire

Mmes Tondelier et Panot qui aspirent aux plus hautes fonctions dans la République où l’Etat de droit est central sont d’avance mauvaises joueuses. Et potentielles délinquantes. Elles n’accepteront pas que les électeurs en 2027 placent en tête le RN sur lequel chaque citoyen a son avis. Qui ne serait pas un parti extrémiste comme les autres bien que légal,  mais un ramassis de fascistes et de racistes avec un passé nazifiant et des fondateurs odieux. Inacceptable ,même pour ceux qui sont jeunes et ne sont pas coupables des faits très dramatiques d’il y a des décennies entraînant encore des répercussions actuellement ! Mais veulent régler les problèmes actuels. On n’a pas besoin de lanceurs d’alerte orientée pour choisir. L’électeur a la mémoire de l’histoire sinon on lui rappelle et est responsable.   

Ces personnalités dévoilent leurs convictions subjectives profondes. Et sans se regarder dans la glace car pour LFI le trotskisme qui l’anime serait acceptable puisque redistributeur des richesses et n’a participé avec le communisme qu’à peu de millions de morts ! Si le scrutin leur est défavorable ces dames ne respecteront ni la loi ni le verdict. Elles appellent à la désobéissance civile par tous moyens. La démocratie ne vaut pour elles que si elles gagnent et imposent leurs idéologies. C’est grave. L’ordre public est en danger. La désobéissance civile sape le pacte social, crée des fractures et met à mal l’état de droit. Ce n’est pas nouveau pour des individus possédés par leur vérité mais elle conduit à devenir une masse énergique de combat collectif. Ce qui est beaucoup plus dangereux. L’électeur prochain est donc averti. Avec son bulletin de vote il choisira malgré les injonctions et peut être aussi en votant pour des formations modérées et républicaines sans aucun doute. Il approuvera ou non les menaces qui seraient un quasi-coup d’Etat. La désobéissance civile s’attaque aux fondements de la société.    

L’ancien Garde des Sceaux M. Eric Dupont-Moretti avait poussé un coup de gueule dans son langage fleuri que tout le monde comprend. Alors qu’il répondait aux questions  à l’Assemblée Nationale à propos de l’enquête sur la force légitime notamment pour s’opposer aux méga- bassines à Sainte- Soline où il y a eu des affrontements très graves entre les gentils manifestants et les méchantes forces de l’ordre guerrières qui ne provoquent rien que par leur présence, le ministre avait déclaré en substance : « ras le bol de la désobéissance civile… on a le droit disent certains quand on est porteur d’une cause légitime de ne plus obéir à la loi… C’est infernal… Rien n’est plus liberticide... » avait dit l’ancien ténor du barreau toujours percutant.

 J’approuve totalement l’ancien ministre de la Justice car dans le rapport à la loi, dans le consentement même sans être convaincu par ce qui est légal et voté publiquement ,c’est le lien avec la démocratie qui est en jeu. Sans règles objectives, sans respect des échéances, sans normes collectives, sans respect d’autrui sous le contrôle des tribunaux, en usant de la violence parce qu’on est convaincu de ce qui serait l’évidence, il n’y a plus d’Etat de droit. On n’attend même plus les échéances électorales. C’est la jungle et la loi du plus fort ou du plus braillard qui s’applique. Et le particularisme érigé en dogme. Si la liberté absolue l’emporte sur les devoirs envers la nation, on va au clash. il n’y a plus de vie en société. Si on rejette le résultat des élections c’est la porte ouverte à la guerre civile et au totalitarisme que l’on dénonce chez les autres.

La désobéissance civile est un concept dévoyé. Pour toute décision publique il y a désormais un refus de l’autorité, une répugnance à respecter la loi, à considérer que toute disposition impérative voire une simple recommandation, toute instruction générale, sont des atteintes abusives aux libertés . On ne tolère aucune contrainte quelconque et on croit qu’en désobéissant on est dans le camp du bien. Il n’y a plus de limites ni arbitres.  

Cette rébellion ou cette propension à discuter, protester, pinailler, douter, dire tout et son contraire, se retrouve dans tous les domaines et chacun d’entre nous doit l’affronter. Par exemple dans la famille avec les enfants ; à l’école où les parents viennent agresser les enseignants ; dans l’entreprise où la moindre remarque est considérée comme du harcèlement moral et de la discrimination ; en justice où les jugements rendus font polémiques ; et bien sûr dans la sphère publique quand les politiques votent des lois à la suite d’un processus démocratique parfois chaotique. Seule l’opinion publique aurait raison, c’est -à- dire une infime partie de la minorité agissante. Notre monde actuel est devenu un mode d’empêcher de gouverner en rond sans avoir la moindre légitimité avec le rôle des médias , sans répondre de ses actes si on se trompe, au prétexte que la démocratie est une vérification permanente par le peuple ou ceux qui prétendent l’incarner, et qu’il est normal de s’opposer ou de dire non y compris violemment. C’est de la vigilance active voire activiste. N’en faire que selon ses désirs est devenu un sport national. Refuser d’obéir, de se soumettre à la loi, c’est considérer que la liberté individuelle est un principe supérieur à toute autre considération. L’intérêt général devient secondaire ,bien qu’il aille de soi qu’une loi peut être revue si elle est injuste ou inadaptée. La société évolue.

Les militants qui désobéissent en se disant pacifistes mais en n’hésitant pas à faire le coup de poing contre les gendarmes et policiers et parfois secouristes, qui cassent ou créent des ZAD ou autres totems de la résistance à l’Etat et à la Justice, utilisent le concept de désobéissance civile pour se justifier. Elle a été décrite en 1849 par le philosophe, naturaliste et poète né en 1817 à Concord (Usa) Henry- David Thoreau. En juillet 1846 il avait refusé de payer un impôt à l’Etat américain pour protester contre l’esclavage. Il ne va passer qu’une nuit en prison car sa tante va payer sa caution. Furieux il décide de théoriser son action. Sans oublier « le discours de la servitude volontaire » d’Estienne de la Boétie (1530-1563) qui est une remise en cause de la légitimité des gouvernants à propos d’une révolte antifiscale - déjà - en Guyenne en 1548. La question est : pourquoi obéit-on ? Au bénéfice de qui ? Sinon dans l’intérêt de la collectivité globale, indivisible et laïque .Qu’on soit d’accord ou non.   

 On s’interroge :  le légal est-il juste ? alors que l’on est en République et que l’absolutisme n’existe plus et sauf à penser que l’Etat est tyrannique. On en appelle à des valeurs particulières, à sa conscience personnelle, à ce qui nous motive, à sa définition du bien et du mal, pour renforcer parait -il l’intérêt collectif outre pour combattre l’impuissance des Etats face à des firmes mondialisées. Sans demander l’avis des autres citoyens. La désobéissance pour avoir raison ou par principe ne peut mener qu’à la chienlit. La vérité est protéiforme et seule l’élection démocratique permet de progresser. La désobéissance conduit à l’impasse exceptés quelques exemples historiques. Elle met en danger la démocratie. 

 

jeudi 27 août 2026

esprit de la loi,es tu encore la

 

                 Par Christian Fremaux avocat honoraire

Vivement le milieu de l’année 2027 quand nous aurons un nouveau ou une nouvelle président-e de la République et un parlement avec une majorité claire où la raison l’emportera sur l’invective et la démagogie. On retrouvera enfin l’apaisement et surtout la prospérité, quel que soit le contexte européen et mondial car la France selon les optimistes peut faire mieux ,seule. Et être le phare du monde. On doit y croire.  

Ce n’est pas encore vraiment la rentrée mais nos élites politiques ont démarré en trombe. M. Philippe en se rendant à Mayotte territoire Français– qui ressemble à Ceuta territoire Espagnol sinon un peu Marocain ? - semble avoir pris la mesure des ravages de l’immigration de masse illégale et non maitrisée : dommage qu’il n’y ait pas pensé quand il était premier ministre. La souveraineté de la nation est un élément capital. M.Attal a des idées sur tout. Curieuses et parfois intéressantes bien que tardives sur l’autorité : quel regret qu’il n’ait pas assumé d’agir quand il était au pouvoir. M. Raphaël Gluksmann après avoir longtemps réfléchi s’est lancé, très doucement , prudemment, sans révéler un programme .Seul M. Hollande a tiqué ,lui qui prépare son retour. Avec le leader de place publique aussi député européen on sent « l’honnête homme » qui a pour bagages d’avoir été humanitaire et conseiller de l’ancien président de la Géorgie. Mais aura- t- il les épaules pour se battre au plus haut niveau et concilier les contraires en résistant aux demandes politiques et religieuses radicales ? Il a été rejoint par un écologiste contesté dans son propre camp, mais c’est un geste on y va avec des fleurs.

Ce sont les membres de LFI qui ont fait le spectacle. Ce sont des révolutionnaires et la violence est consubstantielle à la révolution. L’historien J. C. Petitfils vient de l’expliquer dans son dernier ouvrage. Il faut cogner et ne jamais reculer ou s’expliquer.  C’est le fraternel Saint-Just qui déclarait en 1789 « pas de liberté pour les ennemis de la liberté ». Nous y sommes. Avec LFI c’est franc : tout ce qui n’émane pas du parti est faux, injuste, raciste, fasciste, bon à jeter. Le programme est simple : confisquer, augmenter les impôts et interdire. J’ai retenu en triant de mauvaise foi un petit florilège de nos L.Fistes en vadrouille d’été : « interdire les milliardaires  » (Manon Aubry députée européenne ) ; « interdire C. News » ( par l’ancien dealer et chantre de l’ouverture d’esprit et de la liberté d’expression Louis Boyard député) . « On n’a qu’à foutre les 18 % de notre propre dette nationale au feu »... et « le pire fléau aujourd’hui, c’est le christianisme ... » par le chef J. L. Mélenchon (ancien laïc convaincu, parlementaire et ministre) qui veut être sinon un Che Guevarra au moins un Cha-Vez et prendre le Vénézuéla comme modèle.  M. Pigasse banquier français dit de gauche proche du leader maximo restructure actuellement la dette du pays sud -américain en faillite. Mais n’a pas dit de la brûler ou de la congeler. En son temps M. Tapie voulait interdire les licenciements !Le n’importe quoi persiste.   

Pour le buzz ce n’est qu’un début continuons le combat pour que les candidats de droite s’y mettent aussi pour se battre entre eux afin que la défaite soit partagée. Mais c’est la déclaration de Mme Panot (députée LFI) qui comme juriste et comme citoyen m’inquiète. Elle a indiqué que LFI n’accepterait pas le verdict des urnes s’il était favorable au RN . Avec grèves et désobéissances civiles diverses. Avec coup d’Etat à venir, pourquoi pas ? La République est -elle fermée et sectaire ? M. Bagayoco maire-roi vivant de Saint Denis future capitale du pays en cas de victoire des insoumis ? avait déjà prévu sinon encouragé des soulèvements populaires dans ce cas. L’hypothèse est donc sérieuse. Et la députée soutient M. Mélenchon sur la dette de l’Etat ce qui veut dire qu’on renoncerait à notre signature internationale , écarterait les règles et traités européens notamment . Qu’ainsi la loi serait vidée de toute substance alors que pour l’instant elle n’est qu’à géométrie variable. Le parlement vote des lois de circonstances en fonction des humeurs ou des scandales après des débats invraisemblables. Qui parfois se rajoutent au droit existant ou le contredisent sans le supprimer !Le Conseil Constitutionnel se prend pour un super-législateur . Par des appréciations subjectives souvent il annule ce que le peuple veut. La loi est donc incertaine. Les juges judiciaires ou administratifs interprétant la loi et créant leurs jurisprudences d’ailleurs changeantes. Aucun justiciable n’a la sécurité juridique et judiciaire.

Pourtant l’état de droit exige des arbitres seraient-ils discutés. Une démocratie a besoin de contrepouvoirs.  Les évènements quotidiens tendent à démontrer que la loi n’est plus respectée outre qu’elle serait un obstacle à la volonté de liberté dans tous les domaines ce qui a pour conséquence qu’il n’y a plus de normes infranchissables mais une sorte de limite discutable soumise à l’évaluation de chacun et à ses excuses. Selon certains on devrait pouvoir agir au choix de ses désirs et croyances, la loi étant acceptée si elle profite à titre personnel et considérée comme liberticide si elle défend le collectif ou une autre valeur.  La loi a- t -elle encore une utilité surtout quand on voit comment actuellement le parlement la fabrique dans le bruit et la fureur ou aborde des sujets qui ne font pas consensus ? Et que les plus radicaux évoquent la loi « naturelle »pour n’en faire qu’à leurs têtes. Ce qui est de la délinquance ,appelons un chat un chat.     

Selon la définition classique la loi est une règle obligatoire, non personnelle et générale qui s’impose à tous. Elle organise la vie en société en assurant l’ordre public et l’égalité entre les citoyens. Elle protège tout le monde et garantit l’exercice des libertés individuelles. Au XIX -ème siècle le père Henri Lacordaire déclarait : « entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maitre et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit ».Mais manifestement cette affirmation est dépassée car dans notre époque contemporaine le faible présumé est le préféré car il faut être empathique et tolérant  ce qui est un devoir humaniste d’ailleurs et savoir aider y compris ceux qui profitent .La femme est l’avenir de l’homme comme l’écrivait le poète Aragon. Et on crie haro sur les riches sans savoir qui l’est et si sa richesse a été acquise par le talent,  le travail ou la rente. Il ne doit plus y avoir de maitre, je veux dire de patron ou de compagnon dominant et patriarcal. Et s’y sont ajoutées des revendications religieuses, environnementales ou liées aux mœurs que l’ histoire n’avait pas prévues.

Il faut être progressiste ouvert vers le large sinon on est un dangereux conservateur voire pire. On développe à l’infini des droits que l’Etat distribue et on fait l’impasse sur les devoirs. La loi n’a plus sa fonction primordiale d’être un rempart contre l’arbitraire ou le particularisme. Au secours Montesquieu l’esprit des lois a disparu.   

 

jeudi 13 août 2026

Programme fantôme pour un non - candidat déclaré

 

  Programme fantôme pour un non - candidat déclaré

             Par Christian Fremaux avocat honoraire

Comme pour tous ceux et celles qui seraient susceptibles d’être candidats à l’élection présidentielle j’ai beaucoup réfléchi avant de prendre une décision qui allait bouleverser le pays et notamment pendant la mi-temps du match de foot France -Angleterre, la canicule nous ayant fait perdre nos moyens. C’est officiel : je ne suis pas candidat à la magistrature suprême. J’entends les soulagements car j’aurai pu réussir et prendre la place d’une personnalité qui a besoin d’une fonction pour vivre et être. J’ai hésité et j’ai laissé planer le doute dans mon cerveau qui certes est étroit mais qui s’est étonné de déclarations qui me dépassent. Et je constate qu’il y a des esprits brillants.  

Ainsi un jeune et sémillant candidat en bras de chemise et vieux en politique déjà en lice malgré la sécheresse qui inquiète les agriculteurs et les feux de forêt qui concernent les citoyens dans leurs biens et leurs vies. Il ne prend pas de vacances d’été ce qu’il reproche à demi -mot à ses concurrents .Il a démarré fort et a fait sur le terrain une démarche éclatante de hauteur auprès des gens du voyage, population importante certes mais quelque peu très minoritaire : ils ont le droit de circuler mais ils doivent stationner là où l’on leur dit de camper. Et ne rien exiger.  Personne ne peut imposer son mode de vie aux autres. C’est donc un adepte forcené de la laïcité ce qui me rassure vu les problèmes religieux et civilisationnels que l’on connait. Je me réjouis de sa position notamment pour les rave -parties ; les manifestations interdites ; les squats ; les interdictions de circuler pour les mineurs tard le soir ; les occupations illégales du domaine public ; les bagarres et rixes devant des établissements privés. Enfin les arrêtés des maires que les juges administratifs annulent. Le candidat est contre tout ce qui ne respecte pas la loi et nos valeurs républicaines. S’il avait pu agir ainsi quand il était aux affaires j’aurais applaudi. « Tu casses tu répares , tu salis tu nettoies, tu défies l’autorité on t’apprend à la respecter ». J’achète la formule si elle est applicable concrètement dans l’intérêt général qui n’est pas la somme des intérêts particuliers.

D’autres candidats potentiels affinent leurs réflexions et attendent qu’un courant favorable les porte vers les sommets. On n’a jamais eu autant de futurs sauveurs et hommes/femmes providentiels. Certains ne se rappellent plus qu’ils ont déjà participé au fiasco. Ils ont échoué mais savent désormais ce qu’il faut faire, quelles mesures prendre, comment redresser le pays à impôts constants et sans dépenses supplémentaires, sans discriminations, en protégeant toutes les libertés et en instaurant la paix publique cela va de soi. Ils ne disent rien de peur qu’on leur pique leurs recettes magiques, sans perdants ni exclus et sans polémiques . Ils sont ouverts d’esprit et au portefeuille des autres. Mais ils se tiennent prêts.  La République les attend comme le messie. Ce sont des grenouilles qui veulent se faire plus grosses que les bœufs.  J’exagère bien sûr et me moque méchamment car il va y avoir des candidats sérieux, pragmatiques et républicains. Quand chacun aura éliminé son concurrent de son camp ; quand des amis auront trahi ; quand des alliances contre nature se seront reconstituées au nom de la morale c’est-à-dire l’exclusion des extrêmes dangereux  (de droite en général),  le bloc central qualifié de la raison celui qui gouverne depuis des lustres trouvera son candidat final et résiduel et le bon peuple ne subira aucune ingérence étrangère en votant pour cette lumière.

 Je ferai pareil car je ne crois pas aux extrêmes et qu’il faille renverser la table. Mais revoir tous nos dispositifs oui. Chacun constate qu’il n’y a pas un seul domaine qui marche. Et pourtant les caisses sont vides. Nos pompiers ont été privés d’eau et d’avions ; nous n’aurions plus assez de munitions pour une guerre éclair ; les policiers et gendarmes roulent dans des poubelles ; les juges et greffiers manquent de papier et de stylos ; les caisses de retraite sont à bout;  la S.S. est malade et l’ hôpital à l’agonie ; les logements sont rares et chers; les services publics ne fonctionnent plus...N ‘en jetez plus la cour est pleine de demandes toutes prioritaires et urgentes. Bien connues.

Il nous faut en réalité non pas un Mozart ou un Pic de la Mirandole prétendant détenir la vérité. Il faudra une personnalité qui a les pieds sur terre, n’est pas dans le déni ou le sectarisme, tient la caisse comme le particulier gère son budget, s’entoure de visionnaires pour les années à venir, rende des comptes régulièrement, interroge fréquemment les Français pour leur demander leur avis .Il devra savoir dire non. Et libérer des contraintes les entreprises, alléger la bureaucratie et laisser les élus locaux gérer leurs territoires sans leur permettre de faire renaitre des féodalités à vie. Les seigneurs dits « élites » ont fait leur temps.

 Il aura la mission de recréer un Etat moins providence mais fort et réduit au régalien dont la sécurité globale et la solidarité, décideur après débats publics des grandes causes. Avec une sorte de « spoil system » à l’américaine.  C’est-à-dire un Etat profond coopératif avec nos hauts fonctionnaires dont la qualité est reconnue, qui encouragent et ne freinent pas les initiatives. Sans principe de précaution décourageant. Et une justice incontestable avec pour les juges une responsabilité personnelle contrepartie de leur indépendance car il faut des arbitres et un état de droit insoupçonnables. On doit pouvoir réformer y compris les grands principes sans qu’aussitôt ce soit le drame. Car les priorités ont changé.  Personne ne voulant sortir de son pré- carré il faudra être ferme.  Au nom de la liberté d’expression il ne faut écarter d’office aucune tendance. Les citoyens comprennent et ne se laissent pas manipuler. On n’a pas besoin de prétendus lanceurs d’alerte . Notre Constitution et nos institutions sont solides ,elles peuvent être revues, réinventées. La République n’est pas en danger et ce qui compte c’est l’application d’un programme réaliste, dynamique et innovant donc déplaisant aux bien- pensants ou idéologues partisans de l’immobilisme et du dogmatisme, et soutenu par une majorité que les citoyens doivent élire. Sans se perdre dans la démagogie et émietter le parlement donc le paralyser.

Si j’avais été candidat j’aurais parlé des milliards de la dette alors qu‘il y a 52 % des citoyens qui ne paient pas l’impôt. Faux débat. Et évoqué l’immigration qui concerne notre identité et nos valeurs. Je serai devenu xénophobe méchant. Comme la nation a le droit de se protéger on m’aurait traité de nationaliste malsain. En affirmant que les riches produisent aussi des richesses M. Zucman m’aurait traité d’incompétent antisocial. Outre que le travail doit payer. J’ai bien fait de n’être pas candidat.

Manipulations ? Da ,Yes ou non.

 

                 Manipulations ? Da ,Yes ou non.

                 Par Christian Fremaux avocat honoraire

Des complotistes se préparent-ils à voler l’élection présidentielle de 2027 ? Met -on en place un mécanisme à la roumaine qui a permis d’annuler le scrutin du premier tour qui ne plaisait pas à certains et à pourvoir des sièges et des fonctions qui permettent de bloquer les décisions de celui ou celle qui a gagné ? Ou verrouiller la liberté d’expression par des lois qui partent d’un prétendu bon sentiment. Des élites bien de chez nous ont déjà dit que l’élection n’était pas l’alpha et l’oméga de la République !  Est-ce de la manipulation ou un danger réel ? Le ou les perdants respecteront -ils les choix du peuple ?  Se poser la question en 2026-2027 en France phare des libertés et de la démocratie est hallucinant .Mais et si la réalité dépassait la fiction ?   

Il parait qu’il y a un virus actif très nocif non scientifiquement identifié et sans remède qui affecte certains candidats déjà déclarés ou pas à la présidentielle .Mme Le Pen et M. Mélenchon ne disent rien c’est étrange. Le leader social-démocrate M. Faure non plus : ces personnalités sont-elles des individus négligeables ?  Mais MM. Attal , Edouard et M. Glüksman se plaignent. En raison d’une ingérence sournoise ayant selon eux pour origine avérée les Russes qui n’en n’ont pas assez avec les Ukrainiens notamment et veulent devenir les maitres du monde nouveau et recomposé.  On dénigre nos dirigeants qui postulent, on déforme leurs propos, on crée des fausses images,  enfin on les discrédite comme si on n’était pas capable comme des grands de créer notre propre confusion politique qui existe depuis des mois voire années. On diminuerait ainsi leurs chances de gagner et de convaincre le bon peuple des propositions miraculeuses qu’ils ont concoctées .Ils perdraient non pas parce qu’ils ne sont pas bons mais de la faute d’un évènement extérieur ?  Il faut croire sur paroles nos présumées victimes alors qu’en général dans les manèges de montagnes russes il y a des hauts et des bas et le tunnel de la mort symbolique. On se fait peur. Cela évite de se confronter à la réalité. D’autant qu’on ne connait pas encore précisément les propositions qui vont changer notre vie puisque pour l’instant les auto- désignés héros se battent pour savoir s’ils vont être le candidat unique de leur camp. Leur programme n’est donc que putatif à ce jour.

 Même Mme Tondelier la cheffe des écologistes qui penche vers M. Mélenchon et dont les sondages sont plus près de la terre que du ciel estime qu’elle est visée. Qu’on veut l’empêcher de présider le pays. Elle ne se prend pas pour rien.  Elle a attendu l’éclipse   -et elle en connait un rayon en la matière- pour crier au fiasco : le gouvernement aurait dû distribuer à tous les citoyens des lunettes protectrices. En ne le faisant pas il a pris un grave risque de santé publique. Je ne sais pas s’il y a eu une ingérence russe pour cette déclaration lunaire, alors qu’on a connu les feux de forêts avec des morts et des destructions très graves,  le manque d’eau et comment utiliser ce bien commun, l’énergie du futur à choisir.... Tous sujets fondamentaux pour des verts muets, ne suggérant aucune mesure concrète.  Sauf à répéter « on l’avait dit. On n’a pas mis assez d’argent dans la transition énergétique ». Les Russes s’ils sont derrière cette vacuité, manquent d’idées.

Il va de soi que je ne méconnais pas les menaces, combines, trucages, propagandes diverses, argent illégal dépensé ou autres irrégularités, qu’un Etat ou un groupe de pression utilisent pour essayer de faire élire son candidat. Et bénéficier en retour en cas de succès de dividendes de nature diverse. La naïveté a des limites.  

La démocratie est un concept fragile et la technologie comme l’intelligence artificielle peuvent tout se permettre .M. Mélenchon avait utilisé le recours à l’hologramme. Il était partout à la fois. Mais il a perdu.

Certes il y a des dirigeants étrangers , des hackers, des bandits, des bandes criminelles et des structures anonymes qui sont aux manettes et investissent à leur profit. On n’est pas à l’abri et on ne voit rien même pas le message subliminal à la télévision ou ailleurs,  si on n’est pas membre de la DGSI ou communicant professionnel. Dans ma commune rurale où on vote toujours en masse il y a des zones blanches, internet marche quand il veut et souvent il y a des coupures d’électricité : manipuler les esprits ne va pas être facile. En revanche les électeurs ont de la mémoire et se rappellent qui était au pouvoir et qui a fait quoi. Ce n’est pas de l’ingérence c’est du pragmatisme. Il va falloir les convaincre des changements, comment, au bénéfice de qui, et combien ça va coûter, qui va payer ou subir. Ils lisent les programmes, écoutent les débats, jugent les personnalités sur leurs caractères et expériences,  ne ratent aucun scrutin et savent discerner le vrai du faux, du possible et de la démagogie.  Ils savent que 52% des Français ne paient pas d’impôts .Qui va rembourser la dette ? Ils souhaitent que ceux et celles qui arrivent sur notre territoire sans avoir été invités se conforment à nos lois et art de vivre. Être humaniste n’est pas accepter n’importe quoi et manquer d’autorité.

Il faudra donc être imaginatif pour couper dans des dépenses publiques tout en restant solidaires et humains et trouver des ressources pour investir donc préserver l’avenir sans oublier le quotidien . Sur son passage on avait crié au Général de Gaulle « mort aux cons ». « Vaste programme » avait-il répondu. On y est. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. La confiance ne se décrète pas. La machine n’y peut rien. Les électeurs pensent et savent éliminer les mauvais ou les bavards sans fond. Ou sectaires.       

S’il y a des ingérences étrangères négatives, il doit y en avoir de positives ? N’est-ce pas M. Obama en son temps qui avait soutenu M. Macron ? Mais je ne sais pas si une ingérence directe de M. Trump avec ses contradictions, d’Elon Musk et ses semblables   ou de M. Xi Jinping

 raide comme son parti communiste ou d’un ayatollah quelconque, serait bénéfique. Les réseaux sociaux et la société X. et équivalents ont plus d’efficacité.  Le mieux est qu’on s’en tienne à nos traditions Républicaines. Les candidats proposent, expliquent, chiffrent les objectifs .Et détaillent les gagnants et les perdants. On débat puis on choisit. Mais je souhaite qu’avant de voter l’on m’injecte un sérum de vérité comme dans les tribunaux américains ou l’espionnage de James Bond. Je ne voudrai pas avoir été inoculé donc manipulé de l’intérieur à mon insu de mon plein gré.

mardi 11 août 2026

Par le petit bout de la lorgnette

 

                                            Par le petit bout de la lorgnette

                      Par Christian Fremaux avocat honoraire

Par le petit bout de la lorgnette le capitaine Crochet voyait tout mais de façon déformée. Il voulait sa revanche sur Peter Pan .En ayant peur du crocodile qui voulait le manger. Tic-tac .Avec une patte en bois il est difficile d’être agile. Pour l’instant la plus grande puissance militaire et économique- j’hésite pour le terme culturel- est freinée par ce qu’elle n’a pas prévu : des croyants qui sont « moins que rien » vu de loin et dictateurs pour leurs sujets mais qui ne cèdent pas et en rajoutent. Avec la bombe atomique dont les USA connaissent les effets pour l’avoir testée.  Il est odieux de rire du malheur des autres mais parfois on s’interroge sur le sens des décisions prises et des solutions proposées. Il faut savoir en terminer même si ce n’est pas entièrement satisfaisant, parfois sans vainqueur ni vaincu mais en préservant la vie. L’ego est secondaire. Et tout évolue , rien ne peut rester en l’état. Qu’on approuve ou qu’on déplore. Son propre confort n’est jamais acquis. On doit s’adapter en permanence. Et de surcroit on ne s’occupe pas de tous les conflits par exemple comme au Soudan ou au Nigeria.  Je ne parle pas du Sahel ou des Ouïgours. Ni des femmes afghanes. On choisit ses causes en fonction de son idéologie. Les guerres liées au narcotrafic qui se veut plus puissant que l’Etat font -elles partie d’un conflit spécifique même si elles sont d’une nature particulière qui dépassent les frontières et les territoires ? Qu’avons-nous manqué pour qu’il y ait autant de consommateurs malheureux de poudre ?  L’humanisme fait-il des tris ? Nous on s’occupe actuellement surtout du prix de l’essence, c’est égoïste mais humain. L’éthique dont on se gargarise attendra un peu, soyons francs !

 Le pseudo amiral Trump réformé dans sa jeunesse sauf erreur,  a le détroit d’Ormuz dans le collimateur pour qu’il redevienne aussi libre qu’il l’était jadis avant son attaque. Belle manœuvre. Pour mettre à genoux l’Iran à juste titre, ou non selon les proxis. qui ont la même haine que leurs frères perses pour le grand et le petit Satan.  Il est entouré de professionnels aguerris familiers des armes mais qui ne font pas sur le terrain la différence escomptée.  Le maitre auto -déclaré du monde ancien malgré les soubresauts des autres Etats et les exigences des nouvelles puissances et qui affirme avec arrogance  « j’ai gagné », considère que c’est la faute des Iraniens qu’il menace tout en les flattant , si la situation est figée. Pourquoi pas : chacun voit midi à sa porte et quand Dieu s’en mêle le temps n’a plus de chair et est sans fin. La raison se dissipe dans les croyances. Comment s’en sortir ? La capitulation ne semble pas être dans l’esprit des fous de Dieu.  

M. Poutine qui est un agresseur avéré quelles que soient ses bons selon lui ou mauvais motifs attend que l’Ukraine soit lâchée par ses alliés et que le blé – l’argent pas les céréales - commence à manquer. Il compte sur l’usure du temps, l’exaspération des démocraties qui doivent faire face à leurs problèmes, sinon le changement politique de dirigeants. Il espère que son armée va reprendre du poil de la bête. Car comme la garde, la troupe ennemie quasiment meurt mais ne se rend pas et ses drones font des dégâts. En regardant la guerre sur des écrans en compagnie de ses maréchaux aux ordres,  M. Poutine doit croire que c’est un jeu vidéo et qu’à la fin il gagnera, quitte à tricher .En remettant des sous dans la machine.  En attendant les destructions et les morts et blessés s’accumulent. Quel objectif final poursuit le tsar ? Le sait- il ?   

Israël joue sa survie et combat les Etats qui veulent sa disparition .Il sait qui veut sa peau mais il la défend chaque jour contre les missiles qui viennent de loin. Voire de sociétés civilisées qui entretiennent un foyer mental de menaces contre lui. Les mouvements free-Palestine sont partout y compris à Sciences Po paris qui pourtant est réputé comme un lieu où l’on doit débattre et où la tolérance devrait être une vertu cardinale. Si les étudiants sont violents physiquement et prêchent la haine ou le rejet de l’autre que deviendront- ils quand ils seront adultes ? On a connu les inquisiteurs et Fouquier-Tinville. Le petit bout de la lorgnette conduit à la vengeance. Qu’ils retrouvent une vraie vision humaniste et discutable par la conviction. Pour que tous les membres de la nation vivent entre eux et non face à face.  Certes l’université notamment n’a jamais été calme mais les bagarres et les oukazes bousculent la démocratie, la nôtre en particulier et y créent un climat de violence dramatique et inquiétant. Que la bataille présidentielle pour 2027 ne va pas apaiser.

Les institutions internationales s’émeuvent un peu plus chaque jour : il faut que ces « boucheries illégales » cessent immédiatement comme si le droit international public créé il y a des décennies dans un contexte d’après -guerre était une armure et une obligation d’ailleurs non sanctionnée. C’est martial. Mais vain. Les Etats ne respectent plus les règles et ce qui n’est pas un Etat mais une entité fantôme ou un groupuscule, ou des terroristes sans chef ni doctrine avec seulement des slogans et des armes, peuvent avoir une puissance de nuisance et une capacité considérables à faire le mal. Il n’y a plus de hiérarchie. Le vocabulaire fluctue : des terroristes deviennent des résistants et des victimes sont des coupables. Leur tort est qu’elles existent et revendiquent le seul droit de vivre. On veut les priver de respirer de l’air. Et d’être. Le terme génocide est à géométrie variable et bien que les instances supérieures dénient son existence, les militants les plus endoctrinés y croient dur comme fer. Même si les crimes inadmissibles existent. Comme si la violence ou l’assassinat étaient parfois tolérables.

 Le monde se recompose politiquement voire géographiquement. Des secteurs entiers passent à des mains nouvelles, les ethnies se confondent ,les populations se mêlent , la religion est partout, et les frontières ne sont plus respectées. Il faut regarder la planète comme elle est devenue et admettre que les générations passées au pouvoir ont échoué. Mais elles ne sont pas seules responsables. Chaque individu a voulu toujours plus de privilèges et de reconnaissance ; que l’adversaire devenu l’ennemi trépasse ; que les autres n’aient rien ; que son échec personnel soit la faute des autres ; que son Etat soit puissant et soumette ceux qui ne le sont pas.... L’homme est-il né bon comme l’affirmait J.J. Rousseau ? J’en doute avec Voltaire. Ne continuons pas sur cette lancée qui n’aboutira qu’au chaos .Place à la diplomatie et à la concertation. Donc aux concessions. Car la force ne conduit qu’à l’escalade et au désastre. Que chacun mesure ses ambitions et limite ses désirs et que l’on pense au collectif dans tous les domaines. C’est ce que je voudrai voir avec mes jumelles de rentrée.     

jeudi 11 juin 2026

La justice en tous ses états

 

                                  La justice en tous ses états

                                         Par Christian Fremaux avocat honoraire

Être dans tous ses états signifie qu’on est perturbé, choqué, qu’on n’y croit plus. Avec l’assassinat pervers d’une petite fille innocente à partir d’une mise en confiance banale avec des soirées pyjama et des goûters apportés à la victime. J’ose écrire sous la quasi-stupéfaction des familiers qui considéraient le meurtrier marié et père de famille comme plutôt sympa. bien que tordu ! La France pleure et culpabilise car ce qui est arrivé à Lyhanna aurait pu survenir à n’importe quelle ingénue. La sienne en particulier.  Il faut trouver un bouc émissaire si possible, outre des dysfonctionnements. Mais pas de concours Lepine de propositions miracles inapplicables. Ce qui est le propre des démagogues. 

Une petite fille dont la mère avait prévenu les autorités des actes graves qu’elle avait subis est morte de l’inertie des responsables.  On ne peut croire qu’à notre époque rien n’a été entrepris y compris au minimum l’audition du supposé coupable bien que présumé innocent !Que la plaignante la mère pour son enfant n’a pas été crue malgré les éléments médicaux ; qu’en dépit des signalements les forces de l’ordre sous les instructions des procureurs voire d’initiatives vu la gravité des faits n’ont pas pris des mesures car débordées par la multitude des personnes à entendre dans d’autres dossiers et pour vérifier des dires extravagants, c’est hallucinant mais véridique. Ou bien parce qu’elles sont exaspérées par les dénonciations sans fondement souvent ou qu’elles ne peuvent répondre que l’enquête est en cours car cela dépend aussi des instructions qu’elles reçoivent notamment des procureurs.  Ou qu’elles sont fatiguées par l’insistance d’une partie,  la mère en l’occurrence.  Pendant ce temps le suspect qui vit avec ses pulsions, non interrogé, non convoqué, interdit de rien puisque seul un juge a le pouvoir de prononcer des empêchements,  continue son manège en toute impunité et pense qu’il n’aura jamais de problèmes. Jusqu’à ce qu’il passe à l’acte. II suffit d’une fois et c’est trop tard. L’individu multi -repéré et signalé a pu continuer à agir librement sans contrainte. Mais l’échec n’est pas collectif. Tous les citoyens n’ont pas une erreur à se reprocher ! Et que fait -on des criminels ? Nos humanistes doivent se prononcer.

Dans le cas de Lyhanna des inspections vont sûrement trouver des défaillances individuelles, des erreurs humaines avec un manque d’écoute et d’empathie, un emploi du temps surchargé, une chaine pénale qui n’a pas fonctionné, des instructions ministérielles non respectées,  un droit trop compliqué dans son formalisme, l’impossibilité de garder à vue ou de condamner sans preuve ou à défaut d’un faisceau d’indices concordants... Enfin mille explications ou excuses institutionnelles ou autres dont des moyens insuffisants et un budget famélique malgré les efforts des années passées qui montre combien on estime peu la justice. Et qu’en réalité on n’aime pas les juges qui sont indépendants -par rapport à quoi et à qui ? -et qui pour certains se sont arrogé le pouvoir de bâtir une société selon leurs visions par leur jurisprudence sans demander l’avis du peuple français au nom duquel ils se prononcent. Et avec quelles responsabilités puisqu’on ne peut les poursuivre individuellement en cas de faute personnelle, à rebours de toute autre profession toute aussi importante. Outre le fait qu’on ne peut critiquer des décisions surprenantes. Le justiciable est persuadé qu’il y a une justice à plusieurs vitesses, des priorités décidées par les seuls magistrats selon leur éthique et l’exemplarité qu’ils veulent instaurer dans l’intérêt général comme les délits financiers et l’utilisation de l’argent public , en entendant parfois à juste titre une certaine opinion publique contre les délits et crimes sexuels et sexistes. Ou les débats d’opinion. Le justiciable a la conviction que les juges ont de la préférence pour les coupables plutôt que les victimes, que les médias influencent la justice et que la politique s’en mêle. Chacun peut citer le cas qui le concerne ou le préoccupe car que ceux qui un jour n’ont pas eu affaire à la justice de près ou de loin lèvent le doigt. Tout citoyen est un justiciable qui s’ignore puisque nul n’est censé ignorer la loi. Je ne parle pas des délinquants volontaires ni des bourreaux ni des barbares, ni de tous ceux que l’on qualifie de déséquilibrés et qui frappent pour un rien mineurs compris ,ce qui fait du monde. Tant qu’on ne sortira pas des préjugés et des corporatismes on ne règlera rien. Tout n’est pas une question de gros sous et de ressources matérielles ou humaines. On peut multiplier le nombre de procureurs et de juges et de greffiers-outre les forces de l’ordre qui on l’a vu n’arrêtent pas tous les casseurs-et on peut rebâtir les palais de justice, les doter de moyens numériques performants, ce sera toujours insuffisant car l’homme est ce qu’il est et il faut s’adapter aux nouveaux paradigmes et aux menaces qui explosent notamment celles de proximité. L’état d’esprit doit changer. Nos parlementaires se bataillent pour des futilités, pour prendre le pouvoir, pour garder leurs sièges. Tout n’est pas que fascisme et racisme. Il y a des sujets consensuels. Pour combattre le mal notamment sous toutes ses formes.

 Les juges comblent les vides délaissés par nos parlementaires. S’indigner est sain mais il vaut mieux agir et donner aux magistrats les armes légales nécessaires pour éviter le prétendu laxisme ou le manque de place de prison qui serait l’école de la récidive . Cette idéologie nous a fait du mal. Comme le fameux sentiment d’insécurité ! L’autorité, la sanction, l’ordre républicain ,  la conscience , le bon sens et le courage sont les maitres mots. C’est cela l’indépendance. Les magistrats qui devraient être cadrés à juste titre pour ne pas être laissés à leurs seules croyances après débats par la représentation nationale , sont fondamentaux dans un état de droit. Sans arbitres objectifs il n’y a pas de match. Ni de démocratie. La Bruyère avait écrit : « le devoir des juges est de rendre la justice.  Leur métier est de la différer. Quelques- un savent leur devoir et font leur métier ». La majorité des magistrats est irréprochable.  Ne tirons pas sur une ambulance .La Justice était un monument en péril.  Elle est désormais en ruine. Il va falloir reconstruire à froid par la raison. Sans idéologie. On hurle aujourd’hui contre la justice pénale pointe de l’iceberg malgré le nombre des dossiers. Mais tous les avocats relégués au rang d’auxiliaires de justice comme si celle- ci n’appartenait qu’aux magistrats , savent ce qu’il en est sur le plan civil, commercial ,prud’homal et pour les affaires personnelles. Obtenir une date d’audience puis la copie du jugement ou simplement parler au juge, est le parcours du combattant.  On ne peut donner aucune réponse au client.  Et pourtant pour ces dossiers il y a aussi des situations dramatiques.

Je m’étonne que l’on s’étonne que la Justice en général ne fonctionne plus .Tous les responsables politiques dont M. Macron ou les professionnels le savent depuis des décennies .Que le ministre démissionne ne changera rien .Lyhanna ne reviendra plus. Il faut un drame pour qu’on s’émeuve. C’est consternant. Le peuple français n’a pas la justice qu’il mérite.