De l’audace, encore de l’audace ,toujours de l’audace
Par Christian Fremaux avocat honoraire
Episode 1 : la bataille
Pour détendre
l’atmosphère il faut écouter le sketch de Guy Bedos sur le foot : « carton
rose ». Il nous fait rire alors que les évènements récents nous font désespérer
de l’homme.
Dans son
célèbre film de 1946 la bataille du rail René Clément montrait comment les résistants
cheminots avaient perturbé la circulation des trains par des sabotages, des
explosions, des déraillements pour combattre l’ennemi de l’extérieur, les nazis.
En 2026 il serait excessif de montrer du doigt des ennemis de l’intérieur
mais il est incontestable qu’une partie de la population, des jeunes en
particulier, veut un changement radical de la société et se sert de tous moyens
dont la violence verbale comme physique et matérielle pour y arriver. C’est un
fait et un match de foot. est un prétexte. LFI a annoncé qu’elle n’accepterait pas
le verdict des urnes en 2027 si l’élu (e) n’était pas de son camp ou d’extrême droite
selon la classification de l’extrême gauche. La démocratie est donc en péril. Il
s’agit, on le suppose ,de chasser l’ancienne France pour bâtir une société
idyllique sans racisme, sans discriminations, sans riches, d’une égalité parfaite
dans tous les domaines, pacifique et prospère.
Je ne parle
pas de l’audace de jeunes ou plutôt des voyous des quartiers dits sensibles qui
ont trouvé samedi 30 mai un terrain de jeu adéquat parmi la foule venue pour se
réjouir dans toute la France et qui ont été à la manœuvre des batailles
acharnées. Je n’ai pas entendu un mot d’ordre
précis ,même pas « allez PSG » ! Ils ont détruit ce qui était à
leurs portées avec le sentiment d’être chez eux, ce qui est curieux car chez
soi on essaie de ne rien casser, ça coûte cher de remplacer. Surtout quand les
petits jeunes déchainés et sans limite morale ou de conscience mais
suffisamment lucides pour piller, n’ont
pas de travail donc pas de revenus, vivent chez leurs parents qui ne les
maitrisent plus ou pas et ont du temps libre pour se défouler dans les rues et
courir vite pendant les émeutes qu’ils déclenchent. Mais ils sont en colère et
ont la haine disent -ils .Contre quel adversaire ? Qu’ont-ils
subi ? Ils n’ont pas compris qu’au
football il y avait deux mi-temps, qu’entre elles on rentrait au vestiaire pour
souffler et changer s’il le faut de stratégie et qu’un arbitre sifflait
les fautes. Eux qui n’ont subi aucun tacle ou de l’anti -jeu en démarrant le
match avant l’heure sans même le regarder, marquent des pénaltys imaginaires
dans des cages sans goal pendant des heures voire des nuits. Ils ont l’aplomb d’affirmer que les forces de
l’ordre sont une équipe ennemie à terrasser, qu’il n’y a pas de lois justes et
que la violence engendre la victoire. Qu’en sera- t -il s’ils gagnaient et
étaient vainqueurs dans la rue contre l’Etat et donc la nation ? Dans quelle société vivrions-nous ?
Je n’évoque
pas l’audace non plus de ceux et celles qui sur le plan politique ou intellectuel
soutiennent ce qu’ils ont appelé des « débordements » mot inadapté à ce
qui sont des émeutes. C’est en réalité de la guérilla urbaine nommons le chaos
et ne minimisons rien et n’attendons pas qu’après les projectiles divers il y
ait des vraies armes .Ils veulent renverser la table. Mais les plats annoncés sont
indigestes dans la future auberge espagnole de la nouvelle France programmée. Il
n’ y a pas de menu qui fasse envie. La société parfaite du vivre ensemble
slogan bidon, n’existe pas car il faut être deux pour qu’un match se
déroule dans l’harmonie et la compétition avec un champion qui le mérite. J’espère que les électeurs feront le bon choix
en 2027 . On ne construit pas dans la détestation ou l’élimination.
Certes le bloc central dit de la raison ( ce
qui est discutable ) n’a pas été très performant sinon très mauvais et manque
de courage outre de puissance car il ne faut choquer personne. Sauf les
honnêtes gens ! S’il fonctionne encore et veut persister pour éviter le dégagisme
il lui faudra de l ’audace avec un programme ferme et applicable .On ne
peut pas dire qu’en matière de sécurité il a été enthousiasmant ! Avec un chef
de l’Etat décidé et combatif au discours constant et des personnalités fortes
avec du caractère qui ne reculent pas au moindre souffle du vent , qui ignorent
les hurlements des groupes de pression ou d’une opinion publique manipulée et
menaçante, car seule l’élection valide les décisions. Et qui dominent les
médias et des bienpensants qui n’ont aucune responsabilité. Sans craindre
d’être accusés de mille maux dont celui infâme d’être autoritaire et
liberticide, sinon raciste et fasciste. Populiste est aussi une tare! L’autorité et le respect des règles
démocratiques sont des principes de l’état de droit et sont compatibles avec la
liberté d’expression. Avec le respect de la vie privée pour laquelle la laïcité
est un fondement essentiel. On n’a pas à craindre son ombre outre le verdict
des tribunaux qui jugent au nom du peuple français avec les lois que les parlementaires
doivent adapter aux nouveaux paradigmes et à l’évolution des mœurs. Et des nécessités
de protection de la collectivité nationale. D’où la nécessité d’avoir une
majorité forte et soudée ce qui sera de la responsabilité des citoyens . C’est
de l’audace dans l’art de gouverner dont on a besoin et qui fait le plus défaut
actuellement.
Les futurs dirigeants devront prendre des
actes pour changer ce qui existe en matière de pouvoirs régaliens avec une
justice munie d’armes légales innovantes à la hauteur des enjeux et
menaces .Il faudra affirmer la souveraineté et l’identité et
améliorer le niveau de vie en conservant la redistribution. Il faut
convaincre. Car s’il n’y a pas adhésion
le combat est perdu. Et qu’on ne dise pas que rien n’est possible sans changer
les textes et la constitution en raison des oukazes et de la jurisprudence de l’union
européenne. Sinon on baisse les bras et on attend le coup fatal. En 2005 quand les Français ont dit non au référendum,
les politiques se sont réunis en congrès pour voter le traité de Lisbonne.
Quand la volonté politique est là tout est possible, serait- ce contre le peuple.
Pourquoi pas alors contre toute forme de révolte ou de délinquance qui
déstabilise les institutions et crée le bazar?
De qui et de quoi avons- nous peur ?
Le pas de vagues conduit dans le mur. Et à force de ne pas décider au
fond on aboutit à ce qu’on ne veut pas : les extrêmes prendront le pouvoir
et bonjour les dégâts. Si la répression est nécessaire l’escalade de la
sanction ne peut -être indéfinie car elle ne résout rien et on perd son âme. On doit donc remporter la bataille des idées.
Face au nihilisme. « De l’audace et la France est sauvée » disait
Danton.
Episode 2 : le constat
Il est
plus facile de constater et se plaindre que de proposer des solutions. Mais
il faut d’abord se mettre d’accord sur la réalité des faits.
On tombe de
sa chaise quand on entend des parlementaires ne pas condamner spontanément les
casseurs mais faire d’abord le procès des forces de l’ordre qui blesseraient ou
tueraient certainement volontairement des jeunes gens paisibles qui ont
l’esprit festif et sans déplorer les centaines de blessés parfois gravement
chez les policiers et les gendarmes outre les pompiers et les membres de la
sécurité civile.
Ce serait la
doctrine actuelle du maintien de l’ordre qui conduirait à l’affrontement de deux
bandes à droits égaux et donc le gouvernement qui est responsable du désastre.
Mais qui oblige un individu à venir dans la rue, à jeter toutes sortes d’objet
et à utiliser les mortiers d’artifice interdits à l’achat et à la
détention en quasi-armes létales ? Qui lui a demandé de tout casser, de piller,
d’entrer dans les immeubles et les commerces, d’attaquer les badauds dans leurs voitures, de
détruire le mobilier urbain que paie le contribuable ? Il y a eu forcément des
mots d’ordre dans toute la France par les réseaux sociaux. Je ne crois pas à la
génération spontanée en matière de délinquance. C’est souvent pensé surtout
dans les groupes qui se lancent des défis.
Croyant à l’impunité du nombre et à l’irresponsabilité de l’âge. Il
y a ceux et celles qui sont prédisposés à ne jamais respecter la règle ,des rebelles
de façade ou possédés qui prennent la violence comme un jeu en espérant ne pas se
faire prendre ,sachant que la justice les comprendra. Pour être promus caïd ou
devenir des députés si on est membre par exemple de la jeune garde dissoute
désormais ou qu’on a été dealer. Pauvre France !
Il y a ceux
qui recherchent le profit ,l’occasion faisant le larron dans la masse ;
ceux qui testent les limites et se demandent comment aller trop loin ;
ceux qui sont endoctrinés et qui préfèrent être des victimes présumées plutôt que
d’assumer leurs propres responsabilités dans leur échec. Pour eux le mérite
républicain est un leurre et la discrimination positive un piège des bourgeois,
tout blancs tout moches comme le dit M. Mélenchon. Il suffit d’une étincelle
ou d’une occasion comme un match de foot. pour qu’ils révèlent leurs côtés
sombres. En l’espèce l’habitude est devenue de « se faire du flic »
pour calmer ses ardeurs belliqueuses, sa virilité contrariée, le vide de sa
pensée. Les parlementaires devraient
tous être solidaires avec ceux et celles qui détiennent la violence légitime même
si on peut revoir les modalités du maintien de l’ordre qui n’existe que parce
que certains sont violents et provoquent. Alphonse Karr a écrit « je suis contre la
peine de mort mais que MM. les assassins commencent les premiers ».
Il est irresponsable de vouloir trouver
des excuses sociales, culturelles ,religieuses ou économiques aux fauteurs de
troubles très dangereux. Car les paroles aussi peuvent tuer ou faire passer à
l’acte. C’est d’ailleurs contreproductif pour ceux qui veulent conquérir
le pouvoir. Car si par impossible nos révolutionnaires arrivaient au
pouvoir ils retrouveraient sur leur chemin ceux et celles qu’ils ont soulevés. Outre
les électeurs qui n’ont pas voté pour eux. Quelles méthodes emploieraient-ils
contre la délinquance, les émeutes, le terrorisme ,la violence en
général ? Avaleraient-ils des couleuvres sachant que l’homme est un éternel insatisfait
et que la cité idéale n’existe pas ? On a toujours plus extrémiste que
soi. Qui prêche la rage récolte la tempête.
Comme d’
habitude après la nuit de violences on a entendu les mêmes refrains : la police
provoque et tue ou blesse ; la doctrine du maintien de l’ordre entraine la
confrontation ; il faut se défendre contre l’Etat qui attaque; les
jeunes sont discriminés et veulent une revanche pour des raisons diverses liées
à leur situation sociale sinon aux conséquences de la colonisation qui leur
donne une créance à vie sur les Français de l’ancienne France. Ils veulent
venger leurs ascendants humiliés qu’on a fait venir pour les exploiter. Ou sur la
solitude et l’impuissance des parents qui ne sont pas responsables de leurs
enfants. On est dans le sociologique et l’émotion.
D’autres sont aussi dans une autre émotion dont
personne n’a le monopole et comptent leurs préjudices directs et indirects
outre la détérioration de l’image du pays : « douce France pays
de mon enfance » chantait Charles Trenet qui n’était pas un rappeur!
Ils déplorent le laxisme de la justice , aucun délinquant n’étant condamné
à de la prison ferme avec exécution provisoire .La prison est réservée à
des citoyens normaux qui ont commis des infractions classiques. Sans violence. Ils
dénoncent la volonté d’en découdre même sans motif, qualifient les jeunes de délinquants
qui se croient tout permis et qui ne sont pas plus chez eux que les autres
citoyens. Ils craignent la violence exponentielle et immaitrisable encouragée
par des leaders d’opinion .Ils parlent que l’armée devrait être déployée. Ou
les blindés comme pour les agriculteurs. Enfin on ne sait pas quelle solution
choisir d’autant plus qu’à l’assemblée les députés sont divisés. On est plutôt
dans la répression, la prévention paraissant
de l’angélisme. Et l’éducation submergée. Avec des mineurs de plus en plus
jeunes et incontrôlables.
On n’en sort
donc pas et on peut discuter à l’infini. Sans prendre aucune décision
frappante. On n’a même pas tiré les conséquences du passé, le diagnostic n’est
pas partagé. Ni une explication sur le fait que, qu’il y ait victoire ou défaite, la violence a lieu .Le festif est
réversible et sert de justification. Alors que la destruction et la bagarre ne
sont pas liées uniquement au foot. puisque le 31 décembre chaque année on décompte
le nombre des voitures brûlées. Toutes les limites ont-elles été franchies ou les
casseurs feront -ils pire dans le futur ? Le match continue et les débats
ne servent donc à rien. La répression est nécessaire mais l’escalade des sanctions
ne peut être sans fin au risque de tomber dans l’arbitraire. Ce sont les esprits
qu’il faut éclairer et organiser une union nationale au moins sur les
comportements civiques. Le temps des incivilités et des sauvageons est dépassé.
il y aura toujours des irréductibles. Mais la grande majorité doit retrouver
la tranquillité publique .Les mineurs ne sont plus ceux de 1945 ou de la génération
qui a été aux manettes et est désormais à la retraite. Peut-être n’a -t
-elle pas osé suffisamment ? La délinquance organisée donne les
moyens de déstabiliser. Il faut revoir notre arsenal sécuritaire et donner
de nouvelles armes légales aux magistrats. La punition ne doit plus être un
gros mot.
Episode
3 : l’espoir par l’action
On ne peut se contenter de crier au scandale et de se lamenter
de ce qui est arrivé samedi soir avec la finale de la coupe d’Europe. C’est la
nation qui a été attaquée. Elle a le droit de se défendre .Le niveau de vie est
certes fondamental mais la sécurité globale et la protection des biens et des
personnes outre celle des forces de l’ordre est prioritaire. On ne progressera
pas dans le désordre, la chienlit permanente et la peur. J’ai conscience que
dans l’état de droit actuel il y a des réticences fondées sur une frange de la
population qui voit le fascisme partout et d’une partie de la classe politique
qui décrit la France de façon honteuse comme si elle était un Etat autoritaire voire
dictatorial. L’intérêt collectif est aussi important que les libertés
individuelles sans aucun devoir ni contrepartie. Mais si des lois ne peuvent être
votées ou si elles sont censurées par le Conseil Constitutionnel, rien n’interdit
aux pouvoirs publics de faire appliquer drastiquement le corpus légal existant
avec des consignes fermes et d’utiliser tous les moyens de droit dans une
situation de plus en plus fréquente pendant une période limitée ou à chaque
évènement pour lequel on prévoit des « débordements ». Il faut
casser l’engrenage fatal. Et prendre des décrets permettant d’agir vite. Faisons
confiance aux magistrats qui sont aussi des citoyens et qui sauront garantir l’état
de droit. Il n’y a pas que des militants dans la magistrature. Ils ont besoin
de moyens judiciaires forts le débat sur le manque de place en prison étant un
cache- misère hypocrite. Et le jeune âge de ceux qui ne sont plus des enfants,
une excuse obsolète.
On doit en
amont prononcer des interdictions pour avertir ou empêcher et en aval ne pas hésiter
à réprimer la petite minorité qui se moque de tout. La sanction peut dissuader.
On n’est pas contraint d’attendre des mois pour agir.
On dit que
parmi les casseurs il y a beaucoup de Français donc que les
«incidents regrettables » ne sont pas un problème lié à l’immigration. L’excuse
est spécieuse et se rapproche du déni même si l’amalgame est excessif. Quelques
-uns ont la double nationalité. C’est un privilège car ils peuvent choisir où
vivre. Pas moi je subis le territoire où je suis né. Mais ils ne veulent pas
aller vivre dans le pays de leur origine par exemple en Algérie pays bien
connu de tolérance, de démocratie ferme et de libertés et qui nous méprise on
s’en aperçoit actuellement avec les OQTF. La politique de la douceur diplomatique
s’étiole sous la chaleur émolliente et les accusations .La sévérité n’a pas été
essayée ou petitement sans vrais résultats et il n’est pas certain qu’elle
marche. Le général de Gaulle disait qu’un pays n’a pas d’amis mais des intérêts.
Et si on les défendait quand nos binationaux délinquants détestent en plus
la France ? A réfléchir ? On peut être humaniste et aimer l’ordre première
des libertés. Et que nos jeunes dynamiques et hargneux pour se détendre et
faire œuvre utile aillent au Sahel où les djihadistes triomphent par le
fusil et les exactions entre autres, après que l’armée française eut été
chassée. Mais il doit y avoir peu de matchs de foot. internationaux !
Le comportement
des briseurs d’harmonie et d’unité sociale est grave et injuste. Ils ont été
élevés à notre biberon républicain et profitent à juste titre du système. Mais ils
n’ont pas compris nos valeurs et notre art de vie .Ils veulent les changer au
profit ce qui n’est pas notre culture. La violence est - elle un moyen ou une
fin ? Alors que nous avons un système électoral performant et que nous
vivons dans une démocratie libérale représentative. Les dernières élections municipales
l’ont prouvé et ont porté au pouvoir la diversité et ceux et celles qui
prônaient d’autres principes. Ils ont usé de la liberté d’expression et la
laïcité les protège. Qu’y ajouter de plus ? On ne va pas rejouer la valise ou le cercueil
et obliger l’ancienne France à partir. Ou à se résigner.
Une fois que
l’on a dit cela que fait- on ? Attendons-nous l’élection présidentielle et
le ou la sauveur(e) qui nous est promis , avec plus tard des députés sensibles
à l’intérêt général pour que des mesures drastiques soient prises ? On comptera
les dérapages pendant la coupe du monde de foot. qui vient et MM. Deschamp et
Mbappé seront les responsables du chaos éventuel en cas de défaite. Puis on
attendra la surprise du 31 décembre 2026. Ou par un sursaut de peur et de responsabilité
on vote les lois utiles en discussion à l’heure actuelle devant le parlement et
on utilise les moyens constitutionnels et avec l’état d’urgence et le pacte international de
l’ONU de 1966 relatif aux droits civils et politiques si les conditions
sont réunies ou autres dispositions. A grands dangers mesures exceptionnelles.
Après débat public naturellement. Avec des interdictions préventives, le
repérage des délinquants, les moyens technologiques d’intervention et
d’identification ce qui n’est pas une atteinte aux libertés, et la mise
à l’écart de ceux qui ne veulent rien comprendre pensant être des victimes
et détenir la vérité .En médecine on tranche parfois un membre malade pour
sauver l’individu. La société a besoin d’un remède de cheval. Et que les politiques
donnent l’exemple. De la raison et de la modération dans la prise de
parole. Tout n’est pas noir.
J’entends
déjà les cris d’orfraie de ceux qui craignent l’état policier, les mesures
liberticides sans les définir, la fin de la liberté individuelle illimitée et
l’absence d’ une repentance permanente, avec une potentielle menace pour la
république puisque seront concernés même les citoyens honnêtes et qui réparent
les dégâts commis par des insolvables présumés et excusés ou non responsables
par définition. Mais je n’entends pas les demandes des mêmes élites qui réclameraient
à cor et à cris des mesures pour stopper les jeunes déviants et faire condamner
les délinquants qui ne sont pas des victimes de la société. Et qui ne proposent pas des solutions pérennes
qui satisfont en même temps la compréhension des jeunes et des mineurs et le
besoin de protection des biens et des personnes adultes. Être lanceur d’alerte
impose d’être positif.
En matière
internationale au Moyen-Orient ou en Ukraine tous les jours on exige des cessez-
le -feu. On serait avisé d’en faire autant en France et de sanctionner ceux qui
ne les respectent pas. La force ne peut pas gagner.
On a besoin
d’audace maintenant y compris de ceux qui sont contre le gouvernement. Pour
juguler la haine et la violence qui lui est consubstantielle. Et pour 2027
d’encore plus d’audace car si des décisions de fermeté pour retrouver une société
calmée qui débat de ses insuffisances ne sont pas prises dans un relatif
consensus , alors l’avenir sera sombre.