jeudi 24 septembre 2026

Le cercle des poètes disparus

 

                                    Le cercle des poètes disparus

                     Par Christian Fremaux avocat honoraire

La poésie classique qui fait appel aux sentiments nobles voire romantiques ne fait plus recette. On est dans le drame , dans le tragique quand on écoute ceux et celles qui nous ont gouverné et conduit dans le mur ou aspirent à prendre les rênes. Dans une mission impossible qui consiste à ne mécontenter personne mais que tout le monde fournisse des efforts. Au nom des grands principes : justice sociale et fiscale, redistribution, combattre les inégalités, la dette...Mais il y a encore des rêveurs ou des utopistes.

 Les très nombreux candidats à l’élection présidentielle regorgent d’idées qui sont globalement constantes dans tous les camps : des impôts et des taxes en divergeant sur quelle catégorie sociale doit les supporter ; des économies cosmétiques car la dépense publique est quasi  sanctuarisée pour des raisons discutables sinon idéologiques ;  des mesures matérielles d’urgence dans une conjoncture qui pique .Mais rien qui réforme en profondeur l’Etat, qui redonne du pouvoir local et de la proximité que réclament les citoyens .Et aucune  proposition qui fournirait la facture à ceux qui sont responsables du désastre ou de la fraude. Ou aux démagogues qui encouragent les difficultés de fait par leurs choix séparatistes et la clientèle électorale qui est visée.

 S’y ajoute une absence totale de cap donc d’espoirs,  d’objectifs à atteindre dans l’avenir pour donner un sens éthique aux citoyens qui conforte l’intérêt général et provoque l’union au-delà des différences. Un projet uniquement comptable n’enthousiasme pas. Les principes comptent. On nous demande de voter la confiance. Les citoyens sont désabusés et très circonspects car on ne rase jamais gratis.  

Tant qu’ à faire des sacrifices qu’on les fasse pour du vrai mieux :des services publics performants, une économie qui produit de la richesse, de la solidarité avec ceux et celles qui ayant travaillé et cotisé doivent pouvoir vivre de leur travail ou de leur retraite. Et des actions sur le plan extérieur qui font consensus et renforcent le pacte républicain et nos valeurs universelles. La campagne doit servir à retrouver l’apaisement et la compréhension entre les uns et les autres même si on n’est pas d’accord sur le fond. On n’a jamais raison tout seul il faut accepter les compromis. On appelle cela de la démocratie. Vœu pieux ? Et si on essayait ? 

 Puisque les caisses sont vides et que pas un domaine ne fonctionne bien , on part d’une feuille blanche. C’est le moment d’innover.  Sans pour autant se référer comme un mantra au conseil national de la résistance de 1943 quelque peu dépassé. L’époque a changé. On ne sort plus de la guerre contre les nazis ou du fascisme mussolinien et les purges de Staline sont loin. Nous ne sommes pas responsables du passé qu’il faut éviter d’invoquer pour tout ou rien. Mais surtout il faut faire en sorte qu’il ne revienne plus. Et ne pas semer les conditions de sa renaissance par de l’exaspération et des décisions arbitraires et démagogiques. Il faut faire du neuf et prévoir d’interroger les Français en dehors des échéances électorales pour leur demander plus souvent leur avis sur un sujet important. La liberté d’expression va au-delà des oukazes de la cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg . Pour un peuple souverain il est légitime qu’il puisse s’exprimer. L’état de droit ne peut être un obstacle. Ou une interdiction.  Il protège ce qui implique qu’il doit aussi s’adapter.    

Attendons la suite de la campagne. Et les suggestions d’autres candidats.

J’ai regardé mercredi soir 23 septembre le débat de la primaire ouverte entre les prétendants à l’investiture présidentielle pour la gauche sociale-démocrate ou républicaine. Je n’écris pas humaniste car l’humanisme n’a pas de frontières et n’est le monopole d’aucun camp. A droite et au centre aussi il y a des humanistes.

Ils étaient cinq à comparaitre devant le tribunal de l’opinion. Trois mousquetaires qui étaient quatre plus Milady représentée par Mme Ségolène Royal. Celle- ci professeur émérite spécialiste de tout était la statue du commandeur vêtue de rouge et a demandé qu’on ne déforme pas ses propos. Lesquels ?  Car elle en a tenu beaucoup et s’est abondamment contredit dans sa longue carrière. A sa droite comme à sa gauche il y avait deux hommes en costumes - cravates dont M. Gluksmann que Mme Royal , en toute camaraderie,  avait qualifié de stagiaire. 

Manquait un candidat le jeune député socialiste Philippe Brun qui n’avait pas eu le droit de candidater le dernier jour à minuit moins cinq (mais lui n’est pas le docteur Schweitzer) en raison d’un signalement pour violence à la façon Me-too. Vive la présomption d’innocence. Cela m’a rappelé la partie de cartes dans le film César de Marcel Pagnol où l’acteur Raimu joue contre M. Brun . Il dit à son partenaire : « il me fend le cœur ... et toi... ».Son partenaire joue alors cœur et on rit de la mauvaise foi. Le député M. Brun a perdu avant de commencer. Il a dû pleurer de rage.  La politique n’est pas un monde de poètes disparus. Ni obscur comme Stéphane Mallarmé ni lyrique comme Lamartine. Et n’est pas Victor Hugo qui veut. Le débat entre pragmatisme et valeurs républicaines bousculées par les affaires du monde en feu ,fut de bonne tenue. Il s’est tendu quand on a demandé qui acceptait de s’allier avec M. Mélenchon ? Qui comme le poète André Chenier propose : « sur des pensers nouveaux faisons des vers antiques ». Les réponses furent différentes et on s’anima,  sans s’insulter cela aurait fait mauvais genre. Mais en n’en pensant pas moins.  

 Je me réjouis de l’organisation de cette confrontation d’opinions, même si on ne partage pas les analyses, les diagnostics et les solutions. Tous ont été d’accord pour que le cercle des électeurs abstentionnistes se rétrécisse. Les politiques ,ces poètes modernes doivent donc écrire des vers concrets c’est-à-dire un programme lisible et crédible.  Je n’ai pas à me prononcer pour donner des notes. N’étant ni footballeur ni judoka de haut niveau je ne veux influencer personne. Ceux qui vont voter feront leur choix.

Il en sera de même quand la droite et le centre voudront un rassemblement sans primaire officielle. On dit que c’est le cercle de la Raison. Seul capable d’éliminer les extrêmes (soit près de 50 % de gauche comme de droite d’électeurs ! est-ce bien démocratique ?). Et la même question se posera. Alliance ou non avec Mme Le Pen ?

mardi 15 septembre 2026

FAUT-IL DES LOIS

 

                                   FAUT-IL DES LOIS 

                           Par Christian Fremaux avocat honoraire

Si les lois positives c’est-à-dire celles votées après débats publics par le parlement n’existaient pas ce serait la bataille sans règles de la jungle. A la vie à la mort. Le plus fort l’emporterait. Certains comme les lanceurs d’alerte qui n’ont pas la science infuse soutiennent qu’il y a des lois dites « naturelles » qui n’ont pas besoin d’être écrites puisqu’elles vont de soi (théorie de Hobbes). « J’ai raison sur tel ou tel sujet donc ce que je fais est légitime. Pas légal car c’est contraire à la loi mais ma bonne foi me permet d’agir comme je le souhaite.  Je veux avoir raison contre les plus nombreux ». Les exemples contemporains sont légion .Souvent en utilisant le concept de la désobéissance civile détourné de son sens originel.

Pourquoi légifère- t -on ? A quoi sert une loi ? A-t-on besoin d’un texte qui restreint des libertés ou les hiérarchise, ou qui aménage une activité ? Et qui sanctionne ceux qui y dérogent ? Pour répondre à la question il faut d’abord s’interroger sur la nature de l’homme. Croit-on comme J.J. Rousseau que l’Homme est né bon sauvage et que c’est la société qui le pervertit ?  Ou est-on plutôt du côté de Voltaire qui pense que la nature de l’homme n’est pas d’être un primitif idéal mais une condition perfectible façonnée par la raison et le progrès ? L’homme est -il un loup pour l’homme ?  Selon la réponse,  la portée de la loi varie. D’où les contradictions violentes.

Si on affirme que seuls nos idées et croyances sont la vérité , il n’est pas nécessaire de créer des lois qui vont être par définition liberticides, puisqu’elles empêchent l’individu de vivre à sa guise, sans tenir compte des autres.

La démocratie n’est pas l’anarchie où chacun fait ce qui lui plait quand il veut. Pour qu’une organisation fonctionne il faut des limites et des arbitres avec des contraintes. L’Etat de droit ( Montesquieu en est l’ordinateur pour combattre l’état de nature menant à l’état de guerre) dont on se gargarise de nos jours exige une séparation des pouvoirs (donc une loi fondamentale votée par le peuple) ; des élections libres ( avec une loi définie par avance sans faire peser en permanence l’existence de prétendues ingérences qu’on ne décrit pas ou ne prouve pas ) ; et des juges qui pour exister se fondent sur des textes écrits préalablement. Ils interprètent les lois, passées au crible de contrepouvoirs et après discussions.  Sans avoir à rendre de comptes à personne, d’où les remous actuels sur la Justice.  

La loi apporte donc un espace de liberté puisque si on ne déborde pas du cadre on peut jouir de ses droits sans problème

La loi n’est pas le barreau d’une prison. Pour aller au frais carcéral (sauf en matière de finance et de politique ) il faut ne pas avoir respecté soit l’intégrité d’un humain soit avoir enfreint une règle édictée dans l’intérêt général. Et avoir fait fort. On dit que les juges sont indulgents pour des catégories de délinquants car la loi est laxiste ? Or la société a le droit de se protéger et de punir ceux qui dévient. On a compris que la vision de la détention qui permet la rédemption et la réinsertion a du plomb dans l’aile : les victimes ont des droits et à juste titre n’acceptent plus la quasi-impunité qui régnerait et veulent se faire entendre. La loi est faite au nom du peuple français et les jugements et arrêts rendus aussi. Le citoyen qui vote en veut pour son bulletin.

Les lois n’enferment pas. Si elles sont courtes et bien rédigées.  Elles permettent d’exercer ses prérogatives validées par la société qui fluctue et évolue selon l’état d’esprit et la conjoncture. Une maison a des fondations. Si on les détruit le bâtiment s’effondre. Une société doit aussi avoir des piliers. Il faut les renforcer en permanence et en bâtir d’autres .S’il y a un mouvement de terrain elles doivent résister. 

Doivent s’y ajouter des valeurs (Liberté, Egalité, Fraternité , Laïcité dont le contenu n’est pas compris de la même manière par tout le monde) . Si on ne croit plus en rien tout peut arriver. On n’est pas dans le domaine du religieux mais dans celui du spirituel et de l’identité. Si on pense que la République est dépassée -au profit de quel système ? - ; si on estime que les lois sont injustes parce que telle minorité politique n’est pas d’accord ou choquée ; si on est persuadé que les juges ne sont pas impartiaux mais qu’ils prennent des décisions de classe (ce qui est vrai pour une infime minorité bruyante), alors le pacte social n’existe plus et on ouvre la porte à toutes les aventures.

Sans oublier qu’il y a des devoirs, grands oubliés des temps modernes. La liberté doit se nourrir de contreparties et d’obligations. L’excès de libertés peut tuer la liberté. L’Etat ou la bureaucratie anonyme ne cesse d’imposer des réglementations. Est-ce que cela va mieux pour autant ? C’est la lourdeur de l’étatisme et des normes qui tue la liberté.

Je préfère un vif débat public les uns contre les autres, sur leurs programmes, sur leurs intentions, plutôt qu’un concours d’invectives et de menaces. Tout n’est pas du racisme ou du fascisme. Tout n’est pas du collectivisme et de la chasse aux sorcières. Interdire par la loi n’est pas la solution. Les idées demeurent et il faut convaincre. La loi n’est pas la panacée. Mais elle est nécessaire. Il n’y a pas de solution miracle car l ‘Homme est ce qu’il est. On ne peut nier la réalité. Il appartient aux gens de bonne volonté de montrer le chemin et plaider sans cesse que la haine n’apporte et ne résout rien. Albert Camus a écrit qu’il faut imaginer Sisyphe heureux.

Dans le même pays il y a des concurrents et des adversaires mais pas d’ennemis. Pour que la société fonctionne dans l’harmonie il faut donc des lois. Mais pas des lois de circonstances à chaque fois qu’il y a un fait divers. Ou mémorielles pour remuer le couteau dans la plaie, sans fin. Ou pour désigner un bouc émissaire, le faire taire. Trop de lois tue la loi. Des lois qui globalement doivent donner un sens au peuple (d’où qu’il vienne) et une vision d’avenir. Il faut donc élire des législateurs et non des militants qui dépassent leurs partis et leurs petits intérêts. Vaste programme actuellement aurait dit le général de Gaulle. A l’électeur de bien choisir son représentant.  

La loi libère si elle porte en elle un espoir pour la société. Et donc pour l’être humain. Celui-ci doit en tirer avantage s’il la respecte. La loi n’est pas un pénitencier mais un garde -corps. Elle protège celui qui est attaqué. Et permet l’offensive. Un obstacle serait-il légal se change s’il est le symbole d’une injustice. Ou d’une impuissance régalienne.  

       

jeudi 10 septembre 2026

Changer d’avis est-ce mentir ?

 

                                             Changer d’avis est-ce mentir ?

                         Par Christian Fremaux avocat honoraire

Il va falloir s’y habituer si ce n’est déjà le cas. D’ici la fin de la campagne présidentielle on va entendre tout et son contraire, prendre en flagrant délit des candidat-e-s qui vont dire qu’ils n’ont jamais dit cela ,que leurs propos sont déformés ou sortis du contexte, que c’est l’adversaire qui raconte n’importe quoi. On va tenter de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Avec les technologies nouvelles on va atteindre des sommets. Le citoyen va devoir démêler le vrai du faux et avoir son propre bon sens pour boussole car l’électeur n’est ni candide ni idiot. Il est parfois supérieur intellectuellement et moralement aux prétendues élites qui donnent des leçons. Être élu n’est pas avoir la science infuse. Si les politiques détenaient la vérité on le saurait depuis des lustres.

Chaque prétendant veut avoir le beau rôle quel que soit le sujet l C’est une posture car pour le fond on sait qu’on est incapable de changer seul les choses. Nos politiques sont des danseurs de tango un pas en avant et deux en arrière. Au son d’un grand orchestre cacophonique. Ça ne les gêne pas de revenir sur ce qu’ils avaient affirmé il y a des mois ou années avec force. Pour se faire élire. C’est vrai qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Mais comment avoir confiance sur le long terme dans les propositions des candidat-e-s ?  S’ils revariaient ? « C’est le vent qui tourne, pas les girouettes » a dit une personnalité à l’époque radicale-centriste (oxymore).  

A l’instar de ce qui existerait au Pays de Galles,  Mme Tondelier cheffe des verts veut une loi qui interdirait le mensonge sous peine de prison et d’inéligibilité à vie. Il risque de ne plus y avoir beaucoup d’élus au parlement même si les promesses n’engagent que ceux qui y croient !  Un engagement de campagne présumé ou devenu faux et tenu sur une estrade ou à la télévision est- il un mensonge ? Mme Tondelier pense -t -elle sincèrement que cette proposition est attendue par les Français et déterminante pour l’élection présidentielle ? Si elle n’a que cela dans sa besace c’est léger ! Les électeurs aiment les joutes verbales et attendent le grand débat du 2ème tour où personne n’est dupe. On sait que certains voire tous mentent ou expliquent leurs vérités, avec des promesses qui souvent restent lettres mortes . La pureté n’est pas une règle électorale. Et on n’a pas oublié où conduit le puritanisme.  

 Mme Tondelier veut que ce soit la Justice qui décide. Mais d’abord il faut un écrit validé par le conseil constitutionnel qui définisse la Vérité parfaite et indiscutable.  Car pas de condamnation sans texte . Ensuite il doit y avoir une plainte, de qui ? et un débat contradictoire avec le procureur qui doit prouver l’infraction et les droits de la défense. Les avocats plaident toujours la vérité de leurs clients. Qui sera victime partie civile : le peuple ?  Enfin les juges du siège trancheront. Or on connait le débat sur la justice à l’heure actuelle : que fait-on des magistrats engagés du syndicat de la magistrature ou des bâtisseurs du mur des cons ?  En raison des délais contentieux très longs la vérité judiciaire serait prononcée après un certain temps avec des recours possibles.

En outre avec l’IA il faudrait un robot pour vérifier les informations et les fake news qui prolifèrent avec des ingérences diverses qui sont difficiles à débusquer. La Vérité est de l’ordre philosophique. Socrate disait « je ne sais qu’une chose c’est que je ne sais rien ». Tout le reste est considération matérielle et point de vue subjectif ,les experts n’ayant pas la parole sacrée. Le chef de l’Etat est élu pour trouver des compromis entre des certitudes et des croyances et suggérer des politiques consensuelles pour rassembler et qui font progresser tous les citoyens et le pays. Une prétendue vérité factuelle ne fera pas le printemps de 2027. En 1981 le président de l’espoir François Mitterrand avait été élu avec un calendrier socialement et écologiquement progressiste. En 1983 ce fut le tournant de la rigueur. L’homme politique a- t- il menti ?  A bon entendeur salut.   

Mme Tondelier a donc perdu une bonne occasion de se taire. Avec Mme Sandrine Rousseau qu’elle se rende en Iran ou encore mieux en Afghanistan pour porter la bonne parole aux femmes martyrisées. Elle y trouvera le ministère de la promotion de la vertu et de la répression du vice. Donc de la vérité coranique interprétée par les talibans. Elle y prendra une leçon de liberté d’expression et de vivre. Et elle y prônera l’écologie dé-constructive. Sa participation dans l’élection présidentielle est bienvenue mais qu’elle traite de problèmes de sa compétence.

 M. Mélenchon a le mérite de la franchise. Il a été longtemps laïcard. La laïcité est une liberté de conscience et de s’habiller comme on veut dans l’espace privé. On peut déambuler en abaya et en voile chez soi ou à la mosquée.  Mais pas à l’école par exemple.  Dans les services publics la neutralité des institutions exige qu’on ne se distingue pas par le port de signes ou tenues ostensiblement religieux. Toute confession étant dans ce cas. L’Etat laïc selon la Constitution qui représente le peuple en son entier et pas une communauté en particulier n’a rien contre une croyance donnée. Il protège aussi ceux qui ne croient en rien et peuvent être choqués par un accoutrement spécifique. Dans la rue la burqa est interdite par une loi de 2010. Des pays musulmans sont très rigoureux pour ne pas tolérer un voile ou un bout de tissu sur la tête comme le minimise M. Mélenchon. Il sait que cela divise les Français mais il s’en moque puisqu’il a toujours la solution. S’il devenait Président adieu l’union de la nation.

M. Mélenchon a changé d’avis ce qui est son droit. Il a rencontré des gens (qui, combien ? ) mais pas Dieu,  et il est désormais convaincu que la bataille du voile et de l’abaya dans l’espace public est grotesque et discriminatoire. Et que c’est trop tard pour légiférer. Notons que quelques personnalités de droite baissent aussi les bras. On recule donc avant même d’avoir combattu ! Mme Tondelier ne l’accuse pas de mensonge - pour ses positions passées et sa candeur apparente d’aujourd’hui - puisqu’il se justifie en disant qu’il est de bonne foi. Être de bonne foi suffit donc pour la Vérité du jour. Que tout le monde se le dise, jusqu’à la droite effarouchée.  

Orson Welles a filmé « vérité et mensonge ».Edgar Faure ancien président du conseil a écrit dans ses mémoires « C’est un grand tort d’avoir toujours raison ». Faut-il être comme Janus en politique et être opportunément à géométrie variable si on veut réussir ?  Le prochain président/e sera-t-il celui ou celle qui a transformé le mensonge en vérité ou l’inverse ?  Nul n’est parfait. L’électeur subira. L’Etat de droit aussi.      

 

vendredi 4 septembre 2026

Riche ou pauvre that is the question

 

                 Riche ou pauvre that is the question

           Par Christian Fremaux avocat honoraire

Après 5 ans d’études de droit à plein temps plus un stage obligatoire chichement rémunéré de 3 ans pour devenir avocat  alors que la première crise pétrolière de 1973-74 commençait et ensuite 43 ans de barreau très actif avec les responsabilités et la charge mentale sinon physique qui va avec ; en y ajoutant des mandats d’élu local dans l’Oise et des fonctions de conseiller prud’homme fondamentales dans le monde actuel du travail et qui se sont terminées début 2026, j’ai pris ma retraite effective et  me suis interrogé.

Ai-je droit à la paresse comme le revendique l’inénarrable députée écologiste Mme Sandrine Rousseau et ainsi buller sans participer à l’effort collectif même si je suis  « has been » c’est-à-dire largement senior selon l’ambiance empathique actuelle ? Ou dois -je poursuivre une activité à mon rythme avec ce que je sais issu de mes échecs et de mes réussites et ne pas décider tout de suite si je devrais être ou non au ciel pour réduire les déficits ? Je calculerai dans mon intérêt ma fin de vie tout seul ! Vive la loi.

J’ai choisi de continuer par des conseils et des conférences dont la modeste rétribution ne m’apporte pas un sou de plus pour ma retraite mais qui est amputée de charges sociales diverses qui profitent aux générations montantes qui réclament plus et ne veulent pas continuer le pacte social d’après-guerre intergénérationnel. On évoque le conseil national de la résistance de 1943 à l’heure de l’IA. Ça nous rajeunit.

J’ai compris à force d’écouter ceux et celles qui nous ont gouverné depuis des années sans avoir à répondre de leurs erreurs sauf moralement ou s’excuser. Les optimistes verbaux sont toute honte bue sur la ligne de départ. C’est retour vers le futur.  Attendons l’élagage ou qu’ils lâchent prise comme la noix de coco tombe de l’arbre. Ils veulent rempiler car désormais ils savent .On va échapper à la faillite qu’ils ont construite avec l’approbation des citoyens, soyons honnêtes. On s’agrippe à l’Etat providence qui a perdu ses dents de dinosaure régalien. On veut faire du neuf avec du vieux. Sans remise globale nécessaire. Les candidats pour 2027 sont pensionnaires d’ un Ehpad politique, tous.  Les propositions sont décoiffantes mais il faut trouver beaucoup de sous et c’est là que le bât blesse.  Il va falloir faire des mécontents. Toutes catégories confondues. 

Je prédis qu’on va choisir de prendre dans la poche des possédants pas de réduire le train de vie de l’Etat. Après des débats parlementaires homériques la plupart des élus nationaux étant peu ou prou étatistes. Avec le principe de précaution posé en dogme qui interdit toute initiative ou audace. Pourtant les Français plébiscitent la liberté qui aurait même valeur que l’égalité. A vérifier. Sans égalitarisme qui est une plaie. En France on n’aime pas les réussites ni les riches minoritaires sans déterminer à quel niveau la richesse indigne se situe et si l’ aisance est le fruit du travail , du talent ou de l’exploitation des salariés ou un vol, serait-il en profitant des deniers publics. Je n’aborde pas l’héritage qui est discuté par ceux qui n’ont rien fait pour constituer un patrimoine ou pas la possibilité malgré leurs efforts ce qui n’est pas juste. Ou qui ont eu des ascendants dépensiers ou pas suffisamment prudents : c’est un débat de société. Mais on n’a pas à faire payer l’impéritie des autres. Et on doit respecter nos prédécesseurs qui se sont sacrifiés pour leurs enfants. On pose comme postulat qu’un retraité est privilégié sans même savoir comment il a constitué ses revenus .C’est pathétique et intellectuellement minable. L’idéologie aveugle tue.

Le Titanic flotte encore mais on n‘arrive pas à se mettre d’accord pour utiliser les moyens pour contourner l‘obstacle dont les dangers sont connus. Notamment les économies sur les dépenses publiques puisque rien ne marche malgré l’argent qui est dilapidé. Les solutions sont dans les rapports savants dont une cure de minceur pour l’Etat qui ne peut plus être providence et accueillir toute la misère du monde. A un moment le gâteau n’est plus assez grand pour nourrir tous les nécessiteux réels ou supposés.

 J’avais décidé d’être millionnaire en créant en France objectif osé et délirant pour ceux qui sont délocalisés fiscalement parlant, une start-up dans ma cave puis en levant des fonds de devenir rapidement milliardaire. Les emplois auraient ruisselé et peut-être que la bureaucratie et les syndicats auraient dit merci .Mais après ce que l’on entend et l’on est qu’au début de la campagne présidentielle, je change d’avis .Je ne veux pas être un nuisible et un profiteur même si je n’ai pas fait ma carrière dans la haute fonction publique en cumulant les missions de haut fonctionnaire peu occupé plus des mandats électoraux de maire et élu national puis ministre, 1er ministre et président de la République. Ce qui donne des retraites de riches mais venant de l’intérêt général. J’avoue que j’ai choisi le secteur privé avec de l’argent non pur mais qu’à 50 ans je ne me suis pas offert une rolex. Je suis un raté et maintenant je suis catalogué comme ennemi des actifs et du budget de l’Etat !

J’ai donc décidé de devenir pauvre en tous les cas sous les niveaux qui sont évoqués dans le débat actuel.

J’ai soutenu pendant des années des incapables et des incompétents qui nous ont ruiné. Je vais aller voir ce que font les bien-pensants et les démagogues qui ont des solutions faciles.  Je ne vais pas me faire tondre comme un mouton coupable. Je ne sais pas si je vais y arriver car avec le hackage de mes données personnelles on sait tout de moi puisque l’Etat est une passoire. A croiser tous les fichiers la fraude est difficile mais pas impossible on le voit notamment dans le domaine social. J’imagine qu’il faut des stratagèmes, des connaissances administratives, un soutien bienveillant ,le sens de l’esquive, pas de travail permanent et que je tende la main. Il va bien y avoir des ONG subventionnées par nos impôts qui vont m’aider dans ma quête pour obtenir l’asile de non -imposable.

Je pense que je n’irai pas voter en 2027 puisque l’extinction du paupérisme n’est pas à l’ordre du jour. Et un vote de retraité à quoi sert- il ? Il s’efforce de rester en bonne santé et de mal voter. Il coûte cher.  C’est du parasitisme. Place aux jeunes.

 A bas les riches égoïstes et que vivent les pauvres généreux qu’on assigne à résidence. Forcée.   

jeudi 3 septembre 2026

Auto-promotion : pourquoi lire mon livre ?

 


                                Auto-promotion : pourquoi lire mon livre ?

                         Par Christian Fremaux avocat honoraire

Cher lecteur, chère lectrice,

Vous êtes des centaines voire des milliers de fidèles chaque mois depuis des années qui me font l’honneur de lire mes commentaires relativement courts sur l’actualité en général sur fremauxchristian.blogspot.com articles dont la publication est limitée volontairement à Facebook et LinkedIn. Je ne veux pas que ce que j’écris atterrisse n’importe où et fasse l’objet de polémiques inutiles, ce que d’autres font très bien. Je ne suis pas un influenceur qui a le vide pour gloire.  

 Je m’exprime le plus souvent sur des faits divers devenus de société tenant à la politique, à la démocratie, à la bureaucratie, à la justice, à la liberté d’expression...Vous commentez parfois ma vision ce qui est enrichissant car je ne détiens pas la vérité.

Il arrive que mes articles soient aussi publiés dans la presse régionale quotidienne.

J’ai voulu prolonger nos contacts par un livre que j’ai écrit en 2025-2026  « l’Aventure, c’est la vie » paru un peu avant l’été, meurtrier cette année. Avec un livre on a le temps de réfléchir et d’y revenir.  

Sur 350 pages je traite de sujets qui nous concernent tous et feront je l’espère ,la matière de débats positifs lors de la campagne présidentielle pour 2027 qui débute avec des propositions échevelées tous azimuts. J’ai choisi de m’exprimer par des récits indépendants des uns des autres mais qui forment une trame et non dans un roman avec un début intriguant sinon inquiétant et une fin téléguidée. Des centaines d’auteurs et autrices sont maitres en la matière.  Mon héros est un homme ordinaire mais pas totalement. Il fait partie de la masse des citoyens qui comptent plus que les gens dits extraordinaires ou les gagnants dans les livres. Ou les victimes auto-proclamées. Je veux que chaque lecteur puisse s’approprier un fait et en tirer des conséquences s’il le souhaite. Et bâtir son propre avis. Pas celui des médias. 

Après de brèves considérations générales sur l’identité de mon personnage, ses idées et parcours j’ai entremêlé des histoires sur des thèmes récurrents de nos jours. 

 Notamment  j’ai sélectionné arbitrairement :  la violence endémique qui monte et le harcèlement qui se développe ; la pratique judiciaire  avec des dialogues réels et  des procès qui existent et racontent un état d’esprit actuel et non la justice en général dont on connait l’état désastreux ; la ruralité méprisée où vit la grande majorité des citoyens qui n’a rien à voir avec les banlieues éruptives et le centre -ville de Paris où de prétendues élites donnent des leçons de comportement et d’opinion à suivre sans crainte pour leurs portefeuilles et leurs modes de vie. Pour nos agriculteurs j’évoque le salon de l’agriculture et je n’oublie pas la chasse décriée et dans le collimateur des défenseurs des animaux , les humains étant au service de la nature selon certains . Je raconte une tentative pour abattre des éoliennes et l’écologisme déjanté .Il y a aussi un conte sur l’immigration qui est une chance surtout pour ceux qui restent chez eux . Comme pour l’ingérence terme à la mode ,je cite un espion particulièrement maladroit dans la forêt primaire entre la Pologne et la Biélorussie et qui s’occupe des migrants qui sont une marchandise comme une autre . Les bien -pensants sont généreux avec l’argent public et ignorent le sentiment de ceux et celles qui vivent chez eux depuis longtemps. Puisque les armes intéressent des guerres en cours et nos banlieues avec le trafic de drogue, je suggère comment stopper l’entrée en masse d’armement par des circuits peu ordinaires de l’Italie aux Balkans. Je décris un voyage présumé merveilleux en Equateur mais raté pour des personnalités de haut niveau .Et  une histoire farfelue de revenants . Je cite des mineurs délinquants sauvés par l’amour de parents commis d’office . Pour faire sourire je vise le vrai-faux enlèvement de Greta Thunberg qui abandonne désormais l’écologie pour se consacrer par bateau à la défense de la Palestine . Enfin pour terminer sur une note optimiste j’imagine la description d’une ville idéale pour que le fameux vivre- ensemble ne soit pas qu’un slogan et que l’harmonie règne entre les communautés. Malgré ce qu’on voit. On a tous droit à l’utopie.

Je n’ai pas tout raconté car mon modeste personnage n’avoue que partiellement et le fera sous la contrainte. Il est tenu au secret professionnel. J’ai extrapolé, exagéré, inventé quand il le fallait. J’ai éliminé volontairement le glauque ou le sexe ou le crime horrible qui font vendre les livres car je n’aime pas mettre en avant la vie privée et étaler ses malheurs. Nous en avons tous. Et la réalité dépasse hélas la fiction. Les intérêts individuels prévalent sur l’intérêt collectif et on abuse de l’état de droit. Il faut être tolérant avec l’autre: mais il faut être deux pour cela.

La France nous oblige. Nous avons le droit de défendre notre identité et nos modes de vie. Les institutions de la République sont solides et il faut garder l’espoir.  Je n’ai pas écrit un essai de plus pour analyser savamment les comportements et dire ce qu’il faut faire. Sans aucune légitimité. Et les diagnostics sont faits :il faut désormais le courage d’agir.  Je n’ai pas non plus rédigé des mémoires professionnels où l’on affirme qu’on a été le meilleur. Et qu’on le reste.  Je m’efforce à mon niveau par des expériences restituées de contribuer au renouveau nécessaire .

Le démocratie est notre trésor. Chacun d’entre nous fait face aux évènements voulus ou non qui lui sont soumis. Il doit accepter l’inattendu comme le verdict des urnes.  

Mon livre est publié aux éditions L’Harmattan  5/7 rue de l’école polytechnique Paris 5ème www.editions-harmattan.fr

Vous pouvez le commander sur Amazon , la Fnac et dans toutes les librairies qu’il faut faire travailler.

C’est la rentrée littéraire. Comme M. Trump qui s’auto-attribue le prix Nobel de la paix je vise haut mais je suis réaliste. N’est pas Victor Hugo qui veut et on peut ne pas intéresser.  Je compte sur vous. Montrez que le livre a un avenir.

Cordialement et livresquement. Christian Fremaux.

Un futur coup d’Etat ? Désobéissance civile et démocratie

 

  Un futur coup d’Etat ? Désobéissance civile et démocratie

                            Par Christian Fremaux avocat honoraire

Mmes Tondelier et Panot qui aspirent aux plus hautes fonctions dans la République où l’Etat de droit est central sont d’avance mauvaises joueuses. Et potentielles délinquantes. Elles n’accepteront pas que les électeurs en 2027 placent en tête le RN sur lequel chaque citoyen a son avis. Qui ne serait pas un parti extrémiste comme les autres bien que légal,  mais un ramassis de fascistes et de racistes avec un passé nazifiant et des fondateurs odieux. Inacceptable ,même pour ceux qui sont jeunes et ne sont pas coupables des faits très dramatiques d’il y a des décennies entraînant encore des répercussions actuellement ! Mais veulent régler les problèmes actuels. On n’a pas besoin de lanceurs d’alerte orientée pour choisir. L’électeur a la mémoire de l’histoire sinon on lui rappelle et est responsable.   

Ces personnalités dévoilent leurs convictions subjectives profondes. Et sans se regarder dans la glace car pour LFI le trotskisme qui l’anime serait acceptable puisque redistributeur des richesses et n’a participé avec le communisme qu’à peu de millions de morts ! Si le scrutin leur est défavorable ces dames ne respecteront ni la loi ni le verdict. Elles appellent à la désobéissance civile par tous moyens. La démocratie ne vaut pour elles que si elles gagnent et imposent leurs idéologies. C’est grave. L’ordre public est en danger. La désobéissance civile sape le pacte social, crée des fractures et met à mal l’état de droit. Ce n’est pas nouveau pour des individus possédés par leur vérité mais elle conduit à devenir une masse énergique de combat collectif. Ce qui est beaucoup plus dangereux. L’électeur prochain est donc averti. Avec son bulletin de vote il choisira malgré les injonctions et peut être aussi en votant pour des formations modérées et républicaines sans aucun doute. Il approuvera ou non les menaces qui seraient un quasi-coup d’Etat. La désobéissance civile s’attaque aux fondements de la société.    

L’ancien Garde des Sceaux M. Eric Dupont-Moretti avait poussé un coup de gueule dans son langage fleuri que tout le monde comprend. Alors qu’il répondait aux questions  à l’Assemblée Nationale à propos de l’enquête sur la force légitime notamment pour s’opposer aux méga- bassines à Sainte- Soline où il y a eu des affrontements très graves entre les gentils manifestants et les méchantes forces de l’ordre guerrières qui ne provoquent rien que par leur présence, le ministre avait déclaré en substance : « ras le bol de la désobéissance civile… on a le droit disent certains quand on est porteur d’une cause légitime de ne plus obéir à la loi… C’est infernal… Rien n’est plus liberticide... » avait dit l’ancien ténor du barreau toujours percutant.

 J’approuve totalement l’ancien ministre de la Justice car dans le rapport à la loi, dans le consentement même sans être convaincu par ce qui est légal et voté publiquement ,c’est le lien avec la démocratie qui est en jeu. Sans règles objectives, sans respect des échéances, sans normes collectives, sans respect d’autrui sous le contrôle des tribunaux, en usant de la violence parce qu’on est convaincu de ce qui serait l’évidence, il n’y a plus d’Etat de droit. On n’attend même plus les échéances électorales. C’est la jungle et la loi du plus fort ou du plus braillard qui s’applique. Et le particularisme érigé en dogme. Si la liberté absolue l’emporte sur les devoirs envers la nation, on va au clash. il n’y a plus de vie en société. Si on rejette le résultat des élections c’est la porte ouverte à la guerre civile et au totalitarisme que l’on dénonce chez les autres.

La désobéissance civile est un concept dévoyé. Pour toute décision publique il y a désormais un refus de l’autorité, une répugnance à respecter la loi, à considérer que toute disposition impérative voire une simple recommandation, toute instruction générale, sont des atteintes abusives aux libertés . On ne tolère aucune contrainte quelconque et on croit qu’en désobéissant on est dans le camp du bien. Il n’y a plus de limites ni arbitres.  

Cette rébellion ou cette propension à discuter, protester, pinailler, douter, dire tout et son contraire, se retrouve dans tous les domaines et chacun d’entre nous doit l’affronter. Par exemple dans la famille avec les enfants ; à l’école où les parents viennent agresser les enseignants ; dans l’entreprise où la moindre remarque est considérée comme du harcèlement moral et de la discrimination ; en justice où les jugements rendus font polémiques ; et bien sûr dans la sphère publique quand les politiques votent des lois à la suite d’un processus démocratique parfois chaotique. Seule l’opinion publique aurait raison, c’est -à- dire une infime partie de la minorité agissante. Notre monde actuel est devenu un mode d’empêcher de gouverner en rond sans avoir la moindre légitimité avec le rôle des médias , sans répondre de ses actes si on se trompe, au prétexte que la démocratie est une vérification permanente par le peuple ou ceux qui prétendent l’incarner, et qu’il est normal de s’opposer ou de dire non y compris violemment. C’est de la vigilance active voire activiste. N’en faire que selon ses désirs est devenu un sport national. Refuser d’obéir, de se soumettre à la loi, c’est considérer que la liberté individuelle est un principe supérieur à toute autre considération. L’intérêt général devient secondaire ,bien qu’il aille de soi qu’une loi peut être revue si elle est injuste ou inadaptée. La société évolue.

Les militants qui désobéissent en se disant pacifistes mais en n’hésitant pas à faire le coup de poing contre les gendarmes et policiers et parfois secouristes, qui cassent ou créent des ZAD ou autres totems de la résistance à l’Etat et à la Justice, utilisent le concept de désobéissance civile pour se justifier. Elle a été décrite en 1849 par le philosophe, naturaliste et poète né en 1817 à Concord (Usa) Henry- David Thoreau. En juillet 1846 il avait refusé de payer un impôt à l’Etat américain pour protester contre l’esclavage. Il ne va passer qu’une nuit en prison car sa tante va payer sa caution. Furieux il décide de théoriser son action. Sans oublier « le discours de la servitude volontaire » d’Estienne de la Boétie (1530-1563) qui est une remise en cause de la légitimité des gouvernants à propos d’une révolte antifiscale - déjà - en Guyenne en 1548. La question est : pourquoi obéit-on ? Au bénéfice de qui ? Sinon dans l’intérêt de la collectivité globale, indivisible et laïque .Qu’on soit d’accord ou non.   

 On s’interroge :  le légal est-il juste ? alors que l’on est en République et que l’absolutisme n’existe plus et sauf à penser que l’Etat est tyrannique. On en appelle à des valeurs particulières, à sa conscience personnelle, à ce qui nous motive, à sa définition du bien et du mal, pour renforcer parait -il l’intérêt collectif outre pour combattre l’impuissance des Etats face à des firmes mondialisées. Sans demander l’avis des autres citoyens. La désobéissance pour avoir raison ou par principe ne peut mener qu’à la chienlit. La vérité est protéiforme et seule l’élection démocratique permet de progresser. La désobéissance conduit à l’impasse exceptés quelques exemples historiques. Elle met en danger la démocratie.